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L’incompétence des développeurs

Il y a un peu plus d’un mois je m’étais décidé à répondre au post “On a besoin de stars pas de managers”.

Romain David, co-fondateur de la startup Balloon y explique son désarroi face au grand nombres de développeurs qui ont comme objectif de :

ne pas rester éternellement développeur, mais devenir chef de projet

 

Ce qui dans le cas d’une startup est pénalisant puisque la société recherche des profils techniques pointus, autonomes, capables d’apporter une vraie valeur ajoutée par rapport à des “pisseurs de code” classiques.

La raison de ce désamour du métier de développeur qui incite à devenir chef de projet est selon moi identique à la raison pour laquelle les développeurs ont une mauvaise image.

Et cette raison est simple :

une très grande majorité des développeurs est incompétente

 

Je vous parlais il y a peu des 3 stades de maturité d’une équipe de développement, le problème est que selon mon expérience environ 75% des équipes (et donc des développeurs et chefs de projets) sont dans la phase du chaos, 20% dans la phase intermédiaire, et 5% sont autonomes. (N’hésitez pas à confirmer ou infirmer cette estimation dans les commentaires).

Et pour illustrer cette incompétence je vais m’attarder sur le profil des développeurs .net. Une majorité n’a pas des connaissances de bases telles que :

  • Connaissances de bases sur la POO (expliquer clairement la différence entre une classe et un objet, les différences entre une classe abstraite et une interface, notions de base sur l’héritage, donner un exemple de design pattern, etc.)
  • Comment gérer les erreurs (définir les différentes stratégies de gestion des exceptions)
  • Savoir définir avec une phrase claire ce qu’est le framework .net et quels sont les services fournis par le CLR.
  • Maitriser ce qui n’a pas attrait à l’écriture de code et que Microsoft regroupe sur le terme d’ALM (gestion des sources, gestion des tâches/bugs, builds, tests, etc.)
  • etc., etc., etc.

Quand je parle d’incompétence je ne parle donc de non-maitrise de concepts et notions mais de non-maitrise des fondamentaux essentiels au bon déroulement d’un projet de développement.

Durant les entretiens techniques que je fais passer, j’en suis “réduit” à poser des questions ouvertes afin de juger du recul du candidat sur différentes technologies (compréhension des principes et de la philosophie d’une techno, description des avantages et des inconvénients de la techno), et de juger de sa compréhension du métier de développeur (recul par rapport au métier, description des difficultés du métier, et comment y pallier). Ceci pour estimer de sa capacité à rapidement arriver au 2eme stade de compétence décrit rapidement ci-dessus.

Le fabuleux destin du développeur

Fort de cette incompétence, le développeur tel un forçat va devoir s’efforcer d’essayer de rattraper (souvent en vain) ses propres erreurs, les erreurs de ses collèges développeurs, du chef de projet, et des commerciaux. Oublier la notion d’horaires de travail et prendre un soin particulier à bien entretenir sa nouvelle petite amie : la machine à café.

Le tout en devant :

  • expliquer pourquoi une fonctionnalité qui marchait correctement auparavant ne fonctionne plus à cause d’une modification qui n’a (en apparence) aucun rapport avec celle-ci
  • parvenir à justifier pourquoi il serait plus simple de refaire depuis zéro

qui pourrait être traduit par :

  • “ah bravo tu es tellement mauvais que quand tu touches une partie de l’application, tu en casses une autre“
  • “tu es tellement mauvais que pour faire une tâche tu dois t’y reprendre à plusieurs fois en recommençant à zéro“

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Ainsi après avoir passé plusieurs mois à travailler sur des projets en sachant pertinemment que le développement réalisé était de très mauvaise qualité, et en se demandant pourquoi on lui avait explique que les frameworks et outils actuels rendaient la vie du développeur très simple (on m’aurait menti ?) il est compréhensible que celui-ci veuille prendre la responsabilité de chef de projet.

Une partie des développeurs voudront assumer cette responsabilité afin d’essayer d’améliorer les choses.
Bien évidemment, n’ayant pas reçu de formation de chef de projets, la probabilité d’arriver à réellement améliorer les choses est assez faible. Et ceux qui font l’investissement de faire une pause dans leur cursus professionnel afin de retourner à l’école et suivre une vraie formation de chef de projet suite à de mauvaises expériences vécues en tant que développeur, se font recaler pour leur manque d’expérience (cas d’un récent candidat qui recherche donc à présent de nouveau un poste de développeur…)

Une seconde partie de développeurs voudra devenir chef de projet non pas pour améliorer les choses mais pour ne pas à avoir subir toutes les erreurs du projet tout en ayant un meilleur salaire. Comme dans beaucoup de secteurs, c’est le salarié tout en bas de l’échelle qui subit le plus les conséquences des erreurs qui ont pu être commises. Il est donc plus confortable de monter d’un niveau, on ne sera pas plus compétent mais au moins on se tuera moins à la tâche. Et oui, dans le domaine du développement le développeur est considéré comme l’ouvrier préposé aux tâches répétitives. Après tout, du code ça reste du code non ?

Pour les développeurs qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas devenir chef de projet, plusieurs attitudes sont possibles. La plus courante est la résignation. Quand on a pleinement conscience de faire un travail de mauvaise qualité, soit on se rend malade en s’apitoyant sur son sort soit on prend du recul, de la distance, et on se détache petit à petit de son travail, en ne cherchant pas à s’impliquer et en renonçant totalement à essayer de faire changer les choses.

Je vous recommande la lecture de le post de Romain Verdier “Dégage sale programmeur ! ” qui décrit le problème avec infiniment plus de talent que moi.

Le métier de développeur est très complexe

Ce tableau assez noir n’est pas dû à la stupidité des personnes qui endossent le rôle de développeur (je pense que la majorité des développeurs est incompétente, je ne pense pas qu’ils sont stupides…) mais à la complexité du métier de développeur.

Un développeur doit posséder les compétences suivantes :

  • Etre avant tout un très bon “informaticien”. J’entends par là qu’il doit maitriser les notions fondamentales indispensables à la bonne utilisation et à la bonne exploitation de l’outil informatique. Maitrise d’un grand nombre de connaissances qui ne sont pas directement lié au développement (exemples : maitrise du fonctionnement d’un OS, de sa conception, de son architecture, sa gestion de la mémoire, maitriser la sécurité, savoir ce qu’est un process, un thread, maitriser la différence entre le 32 bits et le 64 bits, savoir ce qu’est une partition, savoir ce qu’est la virtualisation, connaitre les fondamentaux liés aux réseaux (ARP, DNS, IPV4, IPV6, MAC, etc.) etc., etc.)
  • Et après avoir acquis toutes ces connaissances “de base” sur l’informatique, le développeur pourra commencer à apprivoiser l’écriture de code et ceci via plusieurs langages puisqu’un seul ne suffira pas pour faire son métier (C#, VB, T-SQL, PL-SQL, XPath, Javascript, etc.). Il devra pour cela maitriser tous les fondamentaux de la programmation orientée objets, et découvrir par lui-même quelques bonnes pratiques qu’il n’a pas forcément ou pas correctement acquises durant sa formation. Puis au fil de son expérience devra comprendre en quoi consiste vraiment l’écriture de code (un code n’est pas figé et doit évoluer dans le temps = être maintenable, refactorisé et donc être testé, il doit de plus être géré via un source control (avec maitrise des concepts associés, checkin/checkout/label/shelve/merge, etc.).
  • Il devra également réellement comprendre en quoi consiste un projet de développement, le rôle et l’impact de chacun, et bien comprendre que développer ce n’est pas uniquement écrire du code.
  • Et bien évidemment comme l’informatique évolue très vite, une fois l’ensemble de ces connaissances acquises, le développeur doit être capable de les tenir à jour semaines après semaines en effectuant une veille technologique appropriée.

Bref, à mon avis un bon développeur se fait seul et n’apprends pas l’ensemble des concepts et notions qui feront de lui un développeur correct durant ses études (même après une école d’ingénieur). Cela nécessite un auto-apprentissage important (et donc un investissement personnel important) ce qui explique l’incompétence généralisée décrite au travers de ce post.

L’essentiel de la compétence d’un développeur s’acquiert via son expérience, il est nécessaire de réaliser que malgré toutes les compétences techniques qui ont pu (ou pas) être acquises durant les études, le métier de développeur nécessite de ne pas laisser tomber et de vraiment débuter à apprendre son métier lorsque l’on débute son expérience professionnelle le tout dans un contexte professionnel souvent très mauvais (mauvaise équipe de dév, mauvais chefs de projets, etc.)

Bon et bien évidemment, si vous pensez être dans les 5% évoqué ci-dessus ou même dans les autres 20%, je vous rappelle que je recherche du monde ! Clignement d'œil
(et maintenant vous connaissez certaines des questions que je pose durant les entretiens techniques…)

84 réflexions au sujet de « L’incompétence des développeurs »

  1. Guillaume Lacasa

    Tiens, ça me fait penser à ce que je te disais la dernière fois qu’on s’est vu 🙂
    Moi je suis développeur, je m’éclate sur Visual Studio, et faire de la gestion, ça m’intéresse pas du tout.

    Tu dis qu’il y a 70% d’incompétents, 20% d’intermédiaires, et 5% d’autonomes… Ils sont où les 5% restant ? 😉

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  2. Mplessis

    Merci… Je vois avec plaisir que toutes les sociétés de ce beau pays ne pensent pas que la seule voie professionnelle pour un développeur est de passer par la case gestion de projet. 

    Il faudrait bien plus de gens comme vous pour changer les mentalités de nos chers dirigeants d’entreprise (SSII et autres) et leur faire comprendre qu’un bon développeur apporte tout autant au projet que le chef de projet et que ces 2 profil sont, pour moi, au même niveau de hiérarchie, l’un gère l’aspect relation client/technique, l’autre l’aspect développement/fonctionnel…. Pourquoi l’un des deux serait au-dessus de l’autre ? Qu’est-ce qui justifierait ce statut ?Il y a tellement à découvrir dans le développement : concepts, langages, notions d’ergonomies, d’usages, de gestion de codes sources….

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          1. Anonyme

            Pourquoi trop dur ?

            Trop dur parce que nous ne sommes considérés que comme des techniciens de bas niveau ? Si aujourd’hui nous sommes dans cette situation c’est parce que justement les dirigeants ne comprennent pas la valeur de notre métier et qu’il faut justement parler de ce métier et de ces apports pour une société afin de faire changer les mentalités.

            Trop dur parce que techniquement il faut se tenir tous les jours à un niveau minimum pour s’en sortir ? C’est bien justement une partie intéressante de ce beau métier, avoir sans cesse de nouvelles choses à apprendre, à comprendre.
            Trop dur parce que finalement pour le travail fournis la reconnaissance salariale n’est que « médiocre » ? Si l’on change les mentalités, si l’on arrive à faire comprendre qu’un fichier Excel si beau qu’il soit ne satisfera que les quelques personnes qui le verront mais ne solutionnera pas les problématiques métiers des personnes qui tous les jours tentent de faire tourner une société cela pourrait changer. Un patron a besoin de ses salariés pour faire tourner la société et les salariés ont besoin du patron pour prendre les décisions stratégiques permettant à l’entreprise de continuer et de se placer correctement sur un marché. Un projet informatique a également besoin de cette réciproque entre dirigeants et développeurs.
            Vendre du développement ce n’est pas vendre « de la viande » qui va taper 3 lignes de codes, penser cela et se dire que ca va satisfaire le client, c’est ne pas comprendre que les développeurs, analystes et autres personnes intervenants sur un projet de développement vont apporter un savoir-faire technique et intellectuel.
            Trop dur le métier de développeur ? Personnellement je pense que c’est l’un des plus beaux métiers du monde. Je vois la création d’un logiciel comme celui d’une peinture, partir d’une page blanche et se dire qu’une fois fini, des personnes utiliseront ce logiciel pour régler leur problèmes quotidiens (ou contemplerons la peinture pour l’analogie), c’est extraordinaire.

          2. Adel Lem

            bonsoir oui exactement ,pas respecter par personne , pas de formation pour une nouvelle techo
            moi j’ai arrêté de ce metier ,je suis admin réseaux tranquille

          3. Adel Lem

            j’ai avait marre d’être un pisseur de code (10 heure par jour),un patron veut juste de l’argent rapide ,quand il a plus de besoin de vous (inter contrat) à la porte.
            c’est tout ,je ne comprend pourquoi vous donner de faux espoir ici
            En france un développeur est un pisseur de code
            un chef de projet c’est respecté

          4. Anonyme

            C’est malheureusement le constat actuel oui. Mais si l’on ne fait rien, cela ne changera jamais. J’aime cet esprit de création qui habite le développement, j’aime mon métier et je pense qu’il ne faut pas décourager les passions actuelles et futures. Si l’on parle de développement en expliquant les choses, en démocratisant notre métier on pourra obtenir une meilleure perception de notre valeur. Et oui je suis #fierdetredeveloppeur

          5. Adel Lem

            Bonsoir ,j’espère que ca va changer
            mais tant que des les ssii on te laisse pas faire la conception ,ni la possibilité de faire des formations ,c’est pas évident le changement

    1. PostFan

      Je pense que c’est un peu trop facile de dire que les développeurs devraient être au même niveau que les chefs de projets.

      Les développeurs ne comprenent pas que être Chef de Projet = être responsable du projet.

      Je crois que ça résume la situation assez bien. Un développeur n’est pas responsable du projet, ce n’est pas lui qui devra rendre des comptes aux clients/gros boss.

      Beaucoup de développeurs sont incapables de résoudre des problèmatiques métiers mais seulement des problèmatiques techniques.

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      1. Mplessis

        Bonjour,

        les développeurs « ne peuvent que » résoudre des problèmes techniques ? pourquoi les développeurs n’auraient pas connaissance du métier de leur client ? Pour moi un chef de projet n’a pas à faire l’analyse des problématiques métiers, ni même prendre la responsabilité du projet, la position de « chef de projet » ne devrait pas exister en tant que « chef ».

        Dans la théorie, et je parle bien de théorie, étant bien placé pour le savoir puisque aujourd’hui on souhaiterai, où je travaille me voir prendre une place de chef de projet/analyste/développeur/responsable (et il n’y a pas de mentions inutiles à rayer, ce qui fait trop de choses à réaliser du moins de mon point de vue), un projet devrait être mené par un gestionnaire qui ira rendre compte de l’avancement du projet au client, fera l’interface avec celui-ci, mais également par un responsable technique (architecte si l’on veut un joli mot) qui lui prendra en charge l’analyse (si pas d’analyste pur dans le projet) et le bon suivi technique de ce qui sera réalisé par les développeurs et par lui-même (pour moi un responsable technique travaille au même titre que les autres développeurs sur le projet et ne peut pas gérer techniquement 10 projets à la fois si l’on ne veut pas courir à la catastrophe).

        Quant à rendre des comptes au client/big boss si ca foire, ces 2 personnes en seront responsables.  Et ce responsable technique (que l’on pourrait nommer chef de projet éventuellement, même si je préférerai m’y refuser) est simplement le plus compétent sur le projet en cours de réalisation (compétent dans le métier du client, sur la technologie proposée….), un autre projet se verra surement assigné un autre responsable technique qui peut être un développeur du projet en cours.

        Croyez bien que je comprend la position du « chef de projet » qui rend des comptes au client/big boss, je le fais tous les jours en tant que développeur. Mais ce que je voulais sous-entendre c’est que au sein d’une hiérarchie de développement, il devrait y avoir un directeur de projet/service puis des gestionnaires de projet (planning, suivi des coûts, interface client) et des responsables techniques/développeurs qui vont tourner suivant les projets et les compétences de chacun. Ce qui permet également pour ces développeurs/responsables de mieux communiquer entre eux sans la pression d’une quelconque hiérarchie (parfois certainement non justifiée, ce qui entraîne des tensions inutile au sein des projets) et d’apprendre les uns des autres.

        Juste pour préciser, cela fait maintenant 11 ans que je fais du développement en SSII et que je « gère » des projets au sens « chef de projet » dont le monde de la SSII semble vouloir l’entendre (responsable de développeurs qui « pissent » de la ligne de code sans comprendre quoique ce soit au projet et que seul le « chef de projet » SAIT). Aujourd’hui ma vision a évoluée et je constate que l’on pourrait parfaitement travailler différemment afin de produire plus de qualité, en effet mon métier c’est la technique, pas les comptes rendus de réunion ou les beaux fichiers excel de suivi de projet que je ne suis pas capable de réaliser. Gestionnaire/développeur/analyste puis si on veut ajouter ergonome/designer/intégrateur/dba, sont tout autant de métiers nécessaires à la bonne réalisation d’un projet, en revanche je ne vois pas dans cette liste un « chef de projet » au dessus de tous les autres…. mis à part un directeur de projets ou de service

        Maintenant il s’agit d’un avis personnel, et je comprendrai aisément que chacun en ai un différent

        Cordialement

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        1. Josselin Legeay

          Je travaille dans l’industrie mecanique. Totalement different de l’informatique, et a la fois, exactement les memes problematiques entre l’ingenieur bureau d’etudes et le chef de projet. La vision globale est extremement importante. Le binome chef de projet – responsable technique est cle. Nous travaillons nous-meme en binome, et cela donne de bon resultats. Un chef de projet comprenant les enjeux techniques est un plus, mais le responsable technique est vraiment le garant du produit /soft final.

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      2. All

        Le rôle de chef de projet est moins exigeant que celui de concepteur/programmeur. Si les choses étaient bien faîtes, le chef de projet devrait être la secrétaire de l’ingénieur, le déchargeant des tâches administratives, de la bureaucratie et de la gestion de la relation avec les clients, afin qu’il se concentre sur son boulot. C’est cette réalité qu’on voit aux USA.

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  3. Anonyme

    Point de vue intéressant. Et vraiment bien formulé. Je suis totalement d’accord avec tellement de choses que tu affirmes dans cet article. Par contre, je ne partage pas (entièrement) ton point de vue sur les raisons qui poussent les développeurs à vouloir devenir chef de projet.

    J’appuie toutes les raisons que tu cites, très certainement, ainsi que les conclusions que tu tires. Mais j’en rajouterais une autre : les IDE, aussi bons soient-ils, et malgré leurs évolutions incessantes, sont encore loin de rendre la frappe du code intéressante. Ce qu’il manque, c’est une révolution similaire à celle qu’a connue la conception d’interface graphique avec VB. Taper du code, c’est bien, mais il y a moyen de faire mieux de son temps. C’est le sentiment qui habite certains développeurs, et je peux le comprendre.

    Le développeur souffre du même problème que le mathématicien au siècle passé. Les mathématiques faisaient des bons extraordinaires, mais pour faire avancer les choses, il fallait faire des calculs longs et précis, sans intérêts pour celui qui faisait le calcul mais nécessaire à la progression globale. Et il y avait des gens dont le boulot était de faire ces calculs. Certains s’en accomodaient très bien, d’autres aspiraient à passer au « stade » supérieur, à avoir une vision plus globale. Et si ce sentiement survient, c’est parce que le calculateur n’était pas assez impliqué dans le projet global. A force de ne pas se sentir vraiment utile, on finit par vouloir passer à autre chose.

    Je ne prétends pas avoir la solution. Mieux, je prétends ne pas l’avoir. Programmer est un plaisir, que j’aimerais tant partager à mes collègues étudiants. Et cela reste vrai, même quand on est pas chef de projet. Mais je reste persuadé que le développeur ne sera vraiment heureux que le jour où l’ordinateur arrêtera d’être simplement à son écoute, mais entrera également en dialogue avec lui…

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    1. Patrice Lamarche

      Concernant l’écriture de code, il y a plusieurs tentatives qui vont dans le sens de représenter du code sous une autre forme. Je citerais deux exemples : les DSL qui permettent d’avoir une représentation généralement graphique d’un code qui sera généré, ou encore les workflows qui ne sont ni plus ni moins qu’une représentation visuelle d’un code que l’on en a encapsulé sous forme de tâches/activités.
      Je reste convaincu qu’il sera nécessaire d’écrire du code pendant encore longtemps et je m’en réjouis car j’aime ça 🙂

      Concerne l’histoire des mathématiciens, je pense que l’on peut utiliser cette analogie pour décrire la manière la plus efficace de progresser. Pour progresser rapidement et durable il est en effet nécessaire d’apprendre/revoir/approfondir les fondamentaux (avoir une vision globale) pour être capable d’apprendre très rapidement tous les frameworks/technos/langages qui évoluent rapidement et qui ne sont final que des « détails ». J’y reviendrais dans un prochain post.

      Répondre
      1. Anonyme

        C’est vrai, y’a les workflow. Selon moi, c’est trop spécifique pour être utilisé à large échelle. Ca ne répond qu’à de petites problématiques et ça demande une configuration importante. Je crois vraiment que l’amélioration viendra surtout de la globalisation d’outils comme Pex et la programmation en langue naturelle.

        Ecrire du code restera la manière la plus courte de résoudre des problèmes complexes. Ceux qu’on a envie de résoudre. Pour ce qui est des problèmes simples (triviaux diraient mes amis mathématiciens :D), les choses vont changer. Enfin, je l’espère…

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    2. visiteur4012

      Un IDE où on ne passe pas son temps à pisser du code: WinDev
      (certains n’aiment pas, car facile d’accès le débutant risque de faire les même conneries que sous access, et leur base de données HyperFile pas si fiable que ça…).

      Répondre
  4. Jérôme

    « Joli portrait » sans détour ni langue de bois, j’aime !

    J’aurai je pense, du haut de mes 5 années en tant que développeur professionnel 😀 (je codai à titre perso avant), ajouté que la multitude de protocoles et concepts pousse le développeur à se spécialiser dans un langage, dans une partie (front / back / … ), dans une méthodo, plutôt que tenter de « maitriser l’ensemble », souvent soit par faute de temps, l’évolution rapide des langages ou simplement car sachant pertinement la non-utilisation d’une méthode pendant X temps entraine bien souvent une perte de connaissance de celle-ci… Je suis particulièrement d’accord sur cette idée de maîtrise des « fondamentaux », j’avais d’ailleurs écris un billet à ce sujet sur mon blog http://www.badprocess.me/post/2011/05/03/Le-developpement%2C-c-est-comme-le-velo , qu’en pensez-vous ?

    Répondre
    1. Patrice Lamarche

      Les fondamentaux sont en effet essentiels, j’y reviendrais régulièrement via quelques posts.
      Quand on pense que beaucoup de développeurs ne savent même pas quels types utiliser pour manipuler des nombres… (oui ça sera l’un de mes premiers posts sur le sujet ;))

      Répondre
  5. Vincent B.

    Mais qu’est ce qui t arrive mon petit Patrice !

    Bon moi je pense que tu as raison on est entouré de boulets à 75%. Et quand un de ces boulets devient chef de projet, puisqu’il a jamais rien compris au code, il reste un boulet. Et plante tout autant le projet.

    Bref ras le bol des boulets ….

    Répondre
  6. Daniel COHEN-ZARDI

    L’une des raisons qui font que les développeurs sont « incompétents » au sens de cet article est qu’il y a de moins en moins de développeurs d’expérience, particulièrement en France.

    Or, le métier est complexe, et si on n’a pas au moins 10 ans d’expérience, il y a certaines choses qu’on peut difficilement maitriser.

    De toute façon, quand on voit que Microsoft nomme ses « MVP » sur la base du nombre de post dans les réseaux sociaux et qu’au final une très grande majorité d’entre eux en France n’a même pas 30 ans, tout est dit…

    De nous méprenons pas, nous adorons les jeunes développeurs chez SoftFluent, et nous en recrutons, mais lorsque ceux-ci sont mis en avant à ce degré alors qu’ils n’ont pas d’expérience suffisante, on aboutit à des catastrophes.

    Non seulement les développeurs sont insuffisamment compétents, mais surtout, beaucoup n’en sont pas conscients, et c’est surtout ça le problème, car ils prennent des décisions à fort impact sans s’en rendre compte et sans que personne ne vienne réellement les « challenger.

    De fait, ceux qui se sont empressés de basculer du côté chef de projet (parce qu’ils ont compris qu’on ne les valoriserait pas en tant que développeur) n’ont pas pu développer la maitrise technique suffisante pour comprendre l’ensemble, et – même quand ils sont bien cablés – ils se retrouvent démunis face à l’enfumage technologique plus ou moins conscient des développeurs.

    Mes 0,02 Euros

    Daniel COHEN-ZARDI
    SoftFluent

    Répondre
  7. Chuck

    Je cite: « Le métier de développeur est très complexe » suivi par « je pense que la majorité des développeurs est incompétente » et pour finir par « Cela nécessite un auto-apprentissage important (et donc un investissement personnel important) ».
    Comprendre: il devra passer ses nuits à étudier les langages, concepts et tous les frameworks à la mode. Ca ne donne pas envie de venir postuler chez vous !

    L’activité de programmation est largement méprisée et sous-payée au regard de sa complexité et des efforts nécessaires à « une veille technologique appropriée ».

    Mon chef de projet a à peu près 10 ans d’expérience, comme moi, lui par contre est payé 50% de plus que moi … et il n’a pas besoin d’entretenir ses connaissances en permanence.
    Le ratio effort/salaire,reconnaissance est beaucoup trop élevé entre les deux métiers, d’où l’objectif de chaque développeur: « ne pas rester éternellement développeur, mais devenir chef de projet ». Facile.

    Répondre
    1. Patrice Lamarche

      Pour répondre au premier paragraphe, et pour préciser le sens de ce que je voulais dire, il faut lire « Cela nécessite un auto-apprentissage important (et donc un investissement personnel important) » – alors que cela ne devrait pas être le cas -.
      De plus nul besoin de connaitre « tous les frameworks à la mode » pour postuler chez nous, il suffit de maîtriser les fondamentaux. Et pour répondre cette problématique, je donne très régulièrement (en moyenne une fois par semaine) des formations en interne pour supprimer cet investissement personnel et le faire passer en temps de formation réalisé au sein de l’entreprise.

      Concernant la remarque sur le ratio effort/salaire. C’est une bonne remarque, et je suis assez d’accord avec cela, à la nuance près que le chef de projet est censé avoir plus de responsabilité et donc plus être exposé aux conséquences en cas d’échec.

      Répondre
      1. Yannick Grenzinger

        Quels sont ces fondamentaux ? parce que suivant les startups, les ssiis, les éditeurs se sera au choix ou l’ensemble des protocoles réseaux, de l’architecture de nos machines, du langage à la mode (voir des frameworks à la mode), de l’os, de l’algorithmie, des mathématiques … etc et j’en passe.

        Je serais curieux de connaître la votre (ou alors c’est la liste que vous avez donné ?)

        Répondre
      2. Pierre-Yves Lejeune

        « …le faire passer en temps de formation réalisé au sein de l’entreprise… »

        Très bien ça, tous les gérants de TPE et petites PME devraient comprendre que c’est nécessaire.

        Répondre
      3. geo

        Bonjour, je sais que la discussion est un peu vieille, mais vous ne semblez pas bien comprendre ce que sont les contraintes du métier de développeur. Par ailleurs vous venez juste de vous contredire, puisque vous avez dit vous-même que les fautes retombent en bas de l’échelle, donc sur le développeur, et le chef de projet lui est donc bien tranquille avec son gros salaire.

        Répondre
  8. Poc

    C’est vrai qu’il y a cette ambition de repos du guerrier, associée au siège du chef de projet.
    Mais d’expérience, ce qu’on m’a expliqué en ssii, c’est qu’un dev qu’on vend, année après année, à un certain prix, veut être augmenté. Donc qu’a priori il devient moins rentable, sauf si on peut en venir à le vendre comme chef de projet.
    Donc on présente ce but comme un idéal à atteindre, la promotion ultime, le but de toute une vie de développement. C’est lié au fonctionnement ssii, un peu…stateless, pour faire une comparaison de programmeur.

    Dans un autre cadre, où l’expertise compte, un dev peut voir plus d’intérêt à devenir dev senior, architecte… l’investissement est plus lourd, mais le chemin un peu plus naturel me semble-t-il.

    Par ailleurs, la techno citée, wpf (je baigne dedans 🙂 ) est intrinsèquement plus exigeante: on ne s’en sort pas en pissant du code, on est obligé de réfléchir + avant, de prévoir son petit mvvm tout comme il faut, et cette exigence joue sûrement un rôle de discriminant à candidats. (Mais quel plaisir à utiliser après…)

    Peut-être, pour dénicher les bons programmeurs, faut-il leur proposer des salaires de chefs de projet…

    Il manque à mon goût à ce post intéressant 2 petites choses…
    – un non développeur qui le lirait pourrait légitimement se demander pourquoi quelqu’un irait choisir ce métier, surtout pour être aussi bas dans la hiérarchie. Les satisfactions qu’on peut y trouver mériteraient qq mots.
    – une référence au principe de Peter serait aussi du meilleur goût…

    Intéressant en tout cas, tout comme l’offre qui clôt le post 🙂

    Répondre
    1. Patrice Lamarche

      Si une SSII gère ses coûts uniquement en considérant deux types de profil (dév et CdP) et en les considérant uniquement comme de la charge, sans penser aux bénéfices qu’ils peuvent apporter, il faut quitter au plus vite ce type de société !

      A noter qu’il n’y a pas que les SSII dans la vie, il existe un tas d’éditeurs de logiciels et de startups qui peuvent être d’excellentes occasions de s’enrichir professionnellement parlant. Avoir un dév sénior est TOUJOURS intéressant, il permet de réduire les incertitudes liés aux choix techniques, de réduire les dépassements (en charge et en délai), et s’il est bien utilisé il doit permettre de faire monter toute l’équipe vers le haut et donc de la rendre plus rentable. C’est aussi simple que cela.Concernant la satisfaction que peut ressentir un développeur lorsqu’il est en bas de l’échelle, je suis mal placé pour être capable de le décrire étant donné mon parcours professionnel.J’ai beaucoup hésité à évoquer le principe de Peter dans ce post, mais comme je souhaitais mettre l’accent sur l’incompétence des développeurs qui n’est pas dû à une évolution dans la hiérarchie de l’entreprise et ne pas mettre le focus sur cette foutue habitude de vouloir devenir à tout prix chef de projet, j’ai préféré la laisser de côté.

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  9. Nk54

    Tu as oublié un chose essentielle à mon avis :

    Ce qu’il manque énormément aux dév, ce n’est pas de la connaissance, des bases etc mais … DE LA PASSION !!!

    Moi je me régale à développer ! Silverlight et wpf sont devenu un passe temps complémentaire à mon boulot ! Après 3 ans de dév, bac +5, je me rends compte à quel point il faut taff pour arriver à ce stade de bon intermédiaire 🙂

    Je préférerai rester dans le développement car je n’investis pas tout ce temps à faire du technique etc pour finir derrière Microsoft Project et les outils du genre !

    Mais le manque de reconnaissance, le trop pleins de monde qui sous éstime la complexité du métier, le salaire rikiki pour ce niveau d’étude combiné à l’investissement en veille technologique et technique nécessaire tant qu’on a pas 10 ans d’exp.

    Je gagne 1900 net à 24 ans. Mon ptit frère gagne autant avec bac+2 dans le domaine de la fonderie et a 21 ans … Et les ingénieurs dans sa boîte font mini 3k net / mois … (<30 ans sinon c'est dans les 4k)

    Et cette situation se retrouve dans beaucoup de métiers. A niveaux d'étude = et exp pro =, les développeurs sont des commis. (je parle juste salaire, pas de difficulté du métier, dangerosité du boulot etc. sinon c'est sûr qu'on est pépère derrière nos écrans quand d'autres suent à grosse goutent sous la pluie ^^)

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    1. Patrice Lamarche

      La passion peut être un très gros atout mais elle n’est pas suffisante. Tout dépend de ce qui découle de cette passion. J’ai connu des personnes passionnées mais qui n’apprenaient pas le développement « de la bonne manière » et qui donc perdait un temps fou lors de cet apprentissage. 

      La question de la rémunération est décidément récurrente au sein de pas mal de commentaires. J’aimerais être capable de comparer avec d’autres métiers qui nécessitent autant de compétences mais malheureusement je manque de références. Mais ton exemple est très parlant d’autant plus que je suppose qu’il doit pas y avoir de changement technologie très fréquents dans la fonderie.

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  10. Visiteur

    Très intéressant cet article (j’ai eu le lien grâce à sebsauvage). Je vais moi-même commencer mes études pour devenir chef de projet dans l’informatique. Je viens de finir mon diplôme en bts – informatique de gestion. Pour moi c’est simple : je serai incapable de répondre  tes questions du départ. Pourtant, je fais partie des meilleurs de ma promo. Mais c’est certain que je recherche pas les informations dans ce milieu. J’apprends les cours et puis tant que j’ai de bonnes notes, comment savoir si on est dans un apprentissage bidon ou performant? Moins on a de compétences, moins on a de questions qui nous viennent.
    Ton article me fait remettre en cause en tout cas, j’adore développé, mais plus pour l’envie de créer. Devenir chef de projet, n’est rien d’autre qu’une motivation pour éviter le chômage. Faut aussi savoir qu’il y a peu d’offres de développeurs en France.
    En tout cas, je félicite ton équipe! Et si tu ne trouves personne qui te conviennent, je te cite une phrase du commissaire Gordon répondant à Dent quand ce dernier l’accuse d’avoir une équipe de pourrie « Sans eux je serai seul et je fais avec ce que j’ai. ».

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  11. Moriar

    Une chose très importante que vous oubliez :
    Les développeurs ont envie d’évoluer également pour garder leur boulot !
    Aujourd’hui, on voit de plus en plus de boites qui délocalisent leurs développement au Maroc ou en Inde. La plupart en reviennent (parce que les développeurs sont certainement encore plus incompétents au Maroc et en Inde qu’en France), mais pour combien de temps encore ?

    Une autre chose que vous n’abordez pas : pourquoi les développeurs sont-ils aussi incompétents ?
    Plusieurs réponses, je travaille en informatique de gestion pour des banques et des assurances donc quasi exclusivement en COBOL.
    Première cause de l’incompétence des développeurs : la plupart des nouveaux développeurs sont des bac+5 en chimie, en agroalimentaire, en sciences naturelles, etc… Ils n’ont pas fait un cursus informatique et n’ont pas connaissance des fondamentaux que vous citez. On leur fait une formation de quelques semaines sur un langage informatique et on les lâche sur des projets quand on ne les forme pas directement sur le tas.
    Le pire, c’est que ces bac+5 incompétents sont mieux payés que des bac+2/+3 en informatique qui sont, eux qualifiés. Le pire, c’est que malgré une compétence inférieure, ils accèdent à de meilleurs postes plus rapidement…
    La deuxième cause découle de la première : la majorité des développeurs étant incompétents, cette incompétence devient la norme ce qui fait que des plus en plus de projets ou d’équipes de maintenance dans de plus en plus d’entreprises se spécialisent à l’excès, le développeur devient alors un « pisseur de code », un boulot que pourrait presque faire une secrétaire. Le pire, dans tout ça, c’est que même les développeurs compétents finissent par perdre leur bagage à force de se voir confier des tâches basiques et répétitives…

    Le seul moyen pour conserver un niveau de compétence convenable reste d’évoluer vite.

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  12. Nicolas Martignole

    Très bon article. Je rassure les étudiants qui lisent ce billet : il y a d’excellentes entreprises en France où l’on peut être développeur, bien payé et avoir plus de 35 ans. J’ai fait un passage de 3 ans par la case « Chef de Projet » et j’ai repris mon métier de développeur avec passion.(http://www.touilleur-express.fr/2009/07/27/senior/)

    Celui qui aime coder, qui fait ce métier par passion, n’a pas d’inquiétude à avoir. Celui qui a vu de la lumière et qui est devenu développeur à défaut d’autre chose, devrait s’orienter soit vers le fonctionnel, soit vers le management, pour peu qu’il ait des compétences dans ces domaines.

    Quand aux ecoles, et à quelques rares junior entreprises qui font croire aux étudiants que l’on peut devenir chef de projet à 25 ans… permettez-moi de rire. J’ai un peu de mal à imaginer un junior et une équipe de développeurs expérimentés… Vision super franco-française du management.

    Les Startups enfin pour attirer les Développeurs passionnés doivent aussi avoir une approche technophile. Franchement, le numéro de claquette sur la levée de fonds, le nombre de follower sur Twitter et la technique d’acquisition… on s’en fiche. Ce qui peut attirer un développeur, c’est le challenge technique et la possibilité de travailler comme un Artisan, pas comme un ouvrier. Ce qui fera venir un/une Développeur(se) c’est le CTO. Pas les 5 slides Powerpoint ultra-léchés qui ne font rêver que les banquiers.

    Sinon bon article
    😉

    Nicolas Martignole

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    1. Pierre-Yves Lejeune

      Moi cet article me rappelle de toujours rester Développeurs et ce n’est pas certains supérieurs (qui ne comprennent rien au développement) qui vont me faire détester ça.
      J’ai aussi rencontrer des personne qui disait :
      « Vous faites quoi comme métier ? »
      « Développeur »
      « Ah vous avez de la chance » ou « Ah c’est rare »
      A croire que certains envie notre métier

      Répondre
  13. Pierre FAUVEL

    Au risque d’accumuler les banalités : on a les développeurs que l’on mérite
    1) on leur bourre le crane de « vous devez être CP au bout de 2 ans » pendant leurs études
    2) on les laisse sans mentoring parce que les experts ne daignent pas se soucier des nouveaux ni les écouter
    3) on les gères comme des numéros dans une feuille excel, où formation, training et autres activités (dojos ou autres) sont des couts.

    Même un développeur qui n’a pas un QI de folie et qui ne passe pas ses nuits à faire de la veille devrait pouvoir produire mieux.

    Répondre
  14. Visiteur

    Un point de vue de la SSII.

    Considérant que:
    – la vaste majorité des développeurs sont des gens tout juste sortis de l’école avec moins de 3ans d’expérience
    – que ces gens ne viennent pas toujours de formations où l’on apprend à coder

    Titrer « l’incompétence des développeurs » c’est un peu enfoncer une porte ouverte et amener le risque que ceux qui lisent en travers où ne comprennent pas les enjeux du billet voient ici un moyen d’encore un peu plus transformer les développeurs en ouvriers.

    J’ai 29ans et 6 ans d’expérience en tant que développeur, et … (grande peur) … je suis le plus expérimenté / vieux du plateau. Comment accuser les développeurs d’incompétents quand on ne donne pas à ces derniers l’opportunité de le devenir.

    Par opportunité, j’entends:
    – ne pas placer n’importe qui d’office en développeur (malgré des formations initiales en management / gestion de projet),
    – avoir un minimum de considération pour ce métier plutôt que de la méprise
    – ne pas leur demander de coder « sale » pour livrer rapidement et pas cher
    – ne pas laisser des équipes entières de débutants sans aucun développeur expérimenté pour les faire progresser
    – ne pas les placer en direct avec les utilisateurs finaux
    – ne pas les changer de technologie tous les 3 mois
    – ne pas considérer que la seule évolution possible pour un développeur est de devenir chef de projet
    – ne pas payer les développeurs expérimentés à peine mieux que les tout jeunes embauchés (comment espérer alors que ces derniers ne souhaitent pas une évolution vers des fonctions mieux payées?)

    Effectivement, considérant ceci, on peut dire qu’une grande partie des développeurs sont incompétents… malgré eux.

    D’autre part, l’incompétence est généralisée sur toute la verticalité de la pyramide (du recrutement au responsable de centre de compétences, en passant par les directeurs de projet et les chefs de projet) car ceux qui placent les développeurs dans ces situations sont bien leurs managers.

    Le métier de développeur est de plus en plus dévalorisé. La situation actuelle, bien qu’intolérable, n’a rien de surprenant…

    Répondre
    1. Pierre-Yves Lejeune

      « ne pas les placer en direct avec les utilisateurs finaux » –> great

      « l’incompétence est généralisée sur toute la verticalité de la pyramide » –> tout à fait d’accords, si la personne qui recrute n’est pas capable de poser les bonnes questions et de remarquer une personne avec du potentiel en face d’elle, c’est déjà mal parti

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  15. Yannick Grenzinger

    Je vais aussi taper la où ça fait mal mais on a des développeurs à la hauteur de notre management et stratégie d’entreprise. 

    Les développeurs passionnés dont coder est leur vie ne représente qu’une petite minorité. Parmi les autres, la grande majorité est sous utilisée par rapport à leurs compétences potentielles voir carrément actuelles.L’incompétence des développeurs est un mythe surtout dans le cadre de la majorité du travail en SSII. Par contre voir des projets mourir à cause d’un management incompétent …

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  16. JeanMichel FRANCOIS

    C’est pour ça qu’on a des tests unitaires et fonctionnels ainsi que de l’intégration continue. La réalité vient de la jeunesse et de l’instabilité du métier. Devoir passer plus d’une heure par jour de veille sans que cela ne soit du temps personnel est pour ainsi dire « compliqué ».

    Répondre
  17. Toto

    Alors, le problème n’est pas le développeur en lui-même, mais tout ce qui tourne autour : leurs formations (un type qui sort de Supinfo n’est pas meilleur techniquement que quelqu’un qui sort de Licence professionnelle, ou même un autodidacte chevronné) et comment on les traître dans le milieu de l’entreprise (sales geeks, programmateurs etc.) 

    Vous savez, dans ma boîte (moins de 10 personnes), il faut faire un site internet en 5 jours sans cahier des charges fonctionnels (que doit faire le chef de projet, chargée de la relation client, du marketing etc…), avec une liste de fonctionnalités qui tiens en dix mots sur un fichier doc, et des maquettes réalisées par des graphistes dont eux non plus ne comprennent rien au site internet à réaliser, avec des contraintes totalement irréalisable dans les temps, ou voir irréalisables : faire du HTML5 avec des effets de rotations et de translations « wahou » sur IE6. LOL.

    Au final, le site est réalisé (en 10 jours), mais le client n’est pas content, il ne correspond pas à ses besoins. Et c’est la faute à qui ? Aux développeurs, ils n’ont pas posé les bonnes questions au chef de projet (alors que si, il a dit A, mais le client veut B… et le chef de projet affirme qu’il a bien dit B au développeur, histoire de le faire passer pour un gros con).

    Résultat : 5 jours de corrections + 5 jours de dev initial + 5 jours de de dev non prévu = 15 jours, mais pas loin de 2 mois de retard (car il a fallu entre temps rattraper le retard des autres projets), et c’est la faute de qui ? Du développeur, qui ne se pose pas les bonnes questions, qui développe avec ses moufles, et qui n’utilise pas de plugins magiques qui font tout, même le café…

    Après ça, va trouver du temps pour tester de nouveaux concepts… alors non, tout ça pour dire, que si on développe à l’arrache, c’est qu’on nous l’impose !

    On est même plus là pour produire, on est là pour pisser du code pour vendre et faire en sorte que la chef de projet touche sa commission. Pas étonnant que les innovations techniques ont lieu outre-atlantique…

    Répondre
    1. Fabien Bernault

      Oui tu as raison en France c’est vrai que c’est un peu le moyen age de l’informatique. Côté techno on innove pas (aucune société ou très peu de société française qui perce au niveau mondial), côté management c’est pas mieux avec toujours une organisation pyramidale (ou celui du bas n’a pas son mot à dire).

      Le risque de l’échec fait très peur en France et ça n’aide pas vraiment.

      Faudrait vraiment se poser les bonnes questions pour savoir pourquoi nous on arrive pas à avoir des Apple, Google, Facebook… pourtant des talents il y en à !

      Répondre
    2. Pierre-Yves Lejeune

      Franchement, je préfère être licencié que ne pas prendre le temps de développer correctement . Je n’est jamais rencontré un seul chef de projet qui donnais des délais décents .

      Dans mon jargon je dis dans ce cas que je désapprend le développement ou j’apprend à devenir mauvais ^^ . Et je préfère avoir l’étiquette viré que mauvais, après tout c’est pour mon plaisir avant tout que je fais du dev .

      Répondre
  18. Raldo CHEA

    Super ton billet.
    Je voudrai partager mon expérience. Pendant 3 ans, j’ai travaillé pour une SSII (2000 collab)et je ne savais pas ce qu’était un bon développeur meme si j’avais de bonne aptitude. Durant ces 3 ans, j’étais le mouton noir de l’équipe mais je tentais de m’accrocher et commençais à démoraliser bien que développer, j’aimais ca. L’image que peuvent avoir les collègues et la hiérarchie vous colle à la peau et est vraiment tenace.
    Du coup, j’ai préféré quitter cette entreprise en me disant que si ca ne fonctionne pas, je change de métier et de domaine.

    Je vais dans une SSII à taille humaine. Là encore, ca ne fait pas l’affaire mais j’avais plus appris en 4 mois qu’en 3 ans chez mon précédent employeur.

    Maintenant, après mettre « éveillé » sur les techno et le web, mes employeurs sont souvent satisfait.

    Il est possible qu’un mauvais développeur n’ait pas conscience de son métier mais s’il aime ce qu’il fait, je pense qu’il suffit de lui montrer la voie pour qu’un jour, il devienne un bon élément.

    Répondre
  19. Te

    Je suis dev .NET et les questions que tu poses sur .NET sont en effet des questions de base sur la connaissance de la techno .NEt. Mais je pense que ces questions ne suffisent pas à dénicher le bon dev. Après 4 ans d’expérience dans le de j’ai acquis une certitude: pour être bon dans le dev il faut avoir une très bonne capacité de résonnement logique doublé d’une très bonne concentration triplé de beaucoup de créativité. Ceci est mille fois plus important que de savoir comment fonctionne le garbage collector ou connaître tous les noms de classes du framework. Pourquoi? Parceque le savoir est désormais très disponible grâce à Google, MSDN et l’intellisence sous visual studio.
    Si tu prends un bon dev C++ sous UNIX (qui a les capacités intellectuelles que j’ai énuméré), il sera très rapidement opérationnel pour du dev en C# sous windows/visul studio. C’est pour cela que je pense que les meilleures questions sont les questions d’ordre algorithmique et des tests de logique/raisonnement pour dénicher le bon dev. 

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    1. Nolwenn

      Ca depend de la rapidite d’adaptation que tu souhaites obtenir, des gens qui viennent du C++ au C# j’en vois beaucoup et c’est pas souvent les meilleurs meme a long terme, le C++ permet le paradigme object certes mais je trouve la philosophie tres differente du C#.

      Répondre
  20. Te

    Je suis aussi d’accord qu’il y’ a peu de dev compétants Ceci est causé par le manque de considération et surtout la faiblesse du salaire comparé à la complexité de la tâche. Il faut savoir qu’aux USA, où on trouve les « bons » développeurs, ces derniers, lorsqu’ils sont senior sont nettement mieux payés que les chefs de projets. Faîtes donc un tour sur les moteurs de recherche d’emploi tel que efinancialcareers ou indeed pour vous en apercevoir. J’ai vu des salaires de 300 000 USD pour des dev sénior en C++ sur des plateformes de trading ou des salaires+bonus dans des start-ups qui s’élèvent à plus d’1 million de dollar/an. Sans compter les dev qui sont ont fait fortune (Facebook, Google…). Pas étonnant que dans ces conditions on retrouve de bons dev. 

    Répondre
  21. Sukeryo

    Merci pour cet éclaircissement, et de ce fait j’aimerais savoir si vous connaissez justement un tuto sur le net ou un livre (voir une sorte de bible) sur les fondamentaux à acquérir sur notamment comme vous dîtes (le fonctionnement d’un OS, sa conception, son architecture, comprendre son architecture, gestion de la mémoire, sécurité, threads,  diff 32/64 bits etc etc …). J’ai cherché sur le net mais j’ai rien trouvé d’exhaustif, j’aimerais trouvé un ouvrage papier ou numérique qui sera ma bible de façon à ce que je ne sois pas pris au dépourvu (ou du moins pas complètement) quand je me trouve dans une situation de développement que je ne connais absolument pas.

    J’attends votre réponse M. Lamarche

    Répondre
  22. Yannick

    Il y à clairement une différence entre savoir écrire du code dans un langage X, Y ou Z et savoir développer. Savoir écrire en Français n’est pas suffisant pour être poète. Être poète ne nécessite pas de savoir écrire en Français …

    Aux States il existe le status de ‘Fellow developer’ désignant la crème des développeurs. En France, je n’ai jamais vu de distinction de ce genre. Tout comme dans la fonction publique, les bons sont payés le même prix que les mauvais (voir parfois moins, car les grilles salariales ont parfois des critères douteux … mais c’est une autre histoire). Qui serait motivé par ce genre de carrière statique ?

    Les formations scolaires en informatique sont ridicule. Au mieux, elles permettent à un élève d’avoir les outils pour apprendre à apprendre. La plus part enseignent du « savoir faire » approximatif (savoir faire un site web PHP/ASP/Whatever, savoir faire une base MySQL/SQLServer/Whatever …) sans en expliquer (ou sur un ratio temporel/d’importance de 90%10%) les concepts sous-jacent. Du coup, si j’ai appris en PHP je ne « saurais pas faire » en Java ou vice versa. Alors, qu’AMHA, le contraire serait parfait.

    Mais au final la responsabilité vient des entreprise qui n’embauche (en majorité) que des gens qui « sache faire » plutôt que des gens qui savent apprendre … Du coût, on forme des gens qui « sache faire ». Reporter ensuite les problèmes qui en découlent sur l’unique incompétence des développeurs c’est juste trop facile.

    C’est aux directions de savoir identifier les bons éléments des moins bon afin de les valoriser. Car si les bons ne sont pas valorisé, qui ferait l’effort de le devenir ?

    Les développeurs sont, comme vous dites (ou dit dans un commentaire), tout en bas de la chaine. C’est là où les problèmes deviennent visible, ce n’est pas forcément là que les problèmes ont lieu.

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    1. Py

      Apprendre à apprendre, je dirais que cela doit être la compétence principale d’un développeur . Oui aussi ça me fais bien rire de dire que le dev est en bas de la chaîne et je dirais que dans certains cas , la place y est confortable .

      Répondre
  23. Xo

    Cette « auto-formation » est, pour moi, une cause principale du niveau de compétences des développeurs. Pourquoi? Non pas parce les développeurs sont mauvais à s’auto-former… Au contraire, cette compétence médiocre en programmation est le résultat logique de cette auto-formation obligatoire. Si les architectes, mécaniciens, ou chirurgiens devaient s’auto-former, bonjour les dégats… Or, dans la plupart des métiers, les gens passent par le stade d’apprenti, sous la tutelle d’un sénior expérimenté qui lui montre les ficelles du métier.  Mais dans le développement, pas moyen. J’en ai cherchés, des jobs où, pour commencer, on est sous la tutelle d’un dev sénior… Introuvable! On est dev, on a le diplôme qui le dit, donc on passe directement développeur principal où pour seul supérieur, on a un chef de projet largué dans la programmation car « ça n’est plus son métier ».  C’est un cercle vicieux : pas de sénior, donc pas d’apprenti, donc pas de futur vrai sénior… On peut aller loin comme ça. 

    Avoir le diplôme, c’est une base, mais ça ne fait pas encore de quelqu’un un pro. Pour être pro (au contraire d’apprenti), il faut apprendre aux côté de quelqu’un d’expérimenté dans le même métier, et pas un autre (càd un dev sénior, et non pas un manager). Sans ça, c’est normal qu’on ne s’en sort pas… être autodidacte, c’est bien, mais ça ne devrait pas être un prérequis au poste de dev comme ça l’est actuellement…

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  24. So !T

    Bonsoir,

    Je suis tombée par hasard sur ton blog (et je vais continuer à te lire)
    Ton article m’a fait beaucoup rire
    Je suis d’accord avec toi, je pense que ce n’est pas en école d’ingénieur qu’on apprend à être une star et que ça demande beaucoup d’effort personnel

    Je pense aussi que les sociétés devraient embaucher des architectes pour monter l’équipe en interne vers le haut

    Souvent les projets se font en mode pompier (je sais c’est pas une excuse pour faire la merde), je veux juste dire que beaucoup de personnes se sentent en échec
    projet mal gérés, des specs qui tiennent sur un post it

    et on tape toujours sur nous, pauvre petit développeur (rire)

    ps: je m’excuse j’ai raconté ma vie 🙂

    Répondre
  25. blabla

    L’incompétence, elle est française cher monsieur. Alors avant de cracher sur les développeurs dont le boulot est bien plus technique que celui d’un chef qui passe son temps à râler. Merci de mettre un peu plus en cause le management de notre cher pays.

    Si on arrêtait de sous estimer ce métier et d’éjecter tous ceux qui passés 35 ans sont considérés comme vieux et périmés… – (alors que de la valeur ajoutée ils en apportent ! ) – tout ça pour arnaquer des jeunes inexpérimentés qui vont te mettre des Null Pointer partout mais qui ont un beau diplôme d’ingé.. Ahhh je hais les article comme celui-ci, cela me donne encore plus l’envie de me tailler à l’étranger…

    Un des internautes ici se demande pourquoi nous n’avons pas de GOOGLE, de APPLE et de FACEBOOK. C’est très simple… La gestion de projet info made in France, c’est Zéro… (vite, vite on n’a pas les thunes pour finir…) Par contre les trucs caca à la Windev qui bug et qui coûtent un max, ça on sait faire….

    Répondre
    1. Nolwenn

      Entierement d’accord je suis d’ailleurs partie a l’etranger, j’ai finalement atterie dans une startup avec des francais… ce qui est marrant c’est qu’un autre inge (moi j’avais fait une ecole d’inge orientee info, lui generaliste) a fait son stage tout comme moi avant d’etre embauche…

      Ce qui est tres tres drole c’est qu’en commencant tous les deux en tant que Software Engineer et bien lui est devenu Manager, ce qui est le plus drole, c’est qu’il relativement incompetent et me demande souvent de l’aide… bien sur pour comprendre la complexite et etablir des deadlines correctement ca n’aide pas quand on la connaissance du .NET (technologie utilisee) est superficielle… Mais bon ca c’est parce que je n’ecris pas assez de doc leche cul sur le development process, je prefere faire des trucs propres et bien ecrit afin qu’un gamin de 5 ans puisse comprendre… mais pas un chef de projet… Bien sur les merci sinceres je les compte sur le bout des doigts mais ca c’est moi trop bonne trop conne…

      En France il pourrait y avoir du success mais tout est fait, selon moi, a l’arrache, souvent en SSII c’est le commercial qui set indirectement les deadlines avec le chef projet et comme pour les raisons indiques ci-dessus ca fait n’importe quoi. Normalement les methodes scrums et plus generalement agile favoriseraient l’implication du client or quand les deux parties evoquees ci-dessus sont incapables de faire l’implication cliente (ce qui n’est pas toujours possible, un con reste un con mais on pas toujours le choix de choisir ces clients) ca n’aide pas non plus… Quand les specs sont ultra floutes ca n’aide pas aussi…

      Je pense que le gros gros probleme, ca vient des techno .net qui permettent d’aboutir rapidement a un prototype avec un code bordellique (surtout en winforms… et surtout sans une differenciation des concerns… genre un simple MVPP) qui plait au client / commercial (parfois qu’est ce qu’il irait se faire chier a demander si ca colle aux desirs clients … Bien sur il lit dans les penses…pfff) et donc de la naisse de nombreux projets foireux… et bancaux, avec une maintenance a chier, une evolution pourrie de chez pourrie).

      Je suis fiere d’etre developpeuse mais les chefs de projets parfois c’est vraiment n’importe quoi… c’est dommage que l’on donne une si mauvaise image a la profession. Ca devrait etre mieux reglementee, je connais que la voix inge, mais je pense que ce soit dut / bts / inge ca ne forme pas assez vraiment au job de developeur.

      Comme indique dans de nombreux posts, le fait de l’organisation pyramidale et surtout du management est totalement desastreuse je pense que c’est pour ca que les boites d’info marchent bien au Canada et surtout au Quebec et pourtant ils parlent francais la-bas sauf que… bah y a pas de hierarchie stupide ou le maitre est decideur de vie et de mort sur ses SUB alternes mais plus un reel travail collaboratif ou celui qui monte a les reelles connaissances.

      Bref a bon entendeur…

      Répondre
    2. Reader

      C’est marrant que l’on parle de WinDev. En fait WinDev à beaucoup été utilisé pour la conception d’applications d’entreprise qui est aujourd’hui en 2014 un parc considérable de marché à faire, mais devant tendre vers Microsoft .Net. Je suis pour Microsoft. Maintenant par rapport à l’incompétence, c’est que les clients des SSII se reveillent et ne veulent plus payer leurs logiciels tous les mois avec des mises à jours de ceci et de cela pour faire ceci ou cela. Ensuite les SSII veulent des jeunes pensant que jeunesse rime avec innovation, mais pas sagesse et perfection, donc performant. Je prends l’exemple de Unity3D pour créer des jeux en C#, c’est nul ça veut dire que l’on ne saura plus rien faire sans une framework déjà faite qui utilise la GDI que tout le monde peut utiliser, à part 2 ou 3 formules mathématique ardues à trouver pour les ombres par exemple, unity est simple à concevoir. Donc on verra que Unity à fait pareil, il s’est allié à nVidia et Microsoft pour obtenir des formules mathématiques ardues que même Ingénieur C# depuis 20 ans tu ne pourras pas trouver, mais la différence entre ton architecture et celle de celui qui te pond la formule est différente, ton architecture réponds mieux et tu sais ce qu’il se passe quand tu modifie des portions de ton code et celui du mathématicien, dès que tu touche à un truc tout part en vrille et ce n’est pas certain d’être multi-threadé.

      Ce n’est pas une question d’incompétence, je pense qu’il n’y a pas de site encore qui permettre de voir de réelles appel d’offres sur lequels le contrat est basé sur le résultat dans les délais impartis et feraient beaucoup plus de statistiques et une base de projets génériques à réaliser que le commun des développeurs n’a pas parce qu’il ne reçoit pas des offres d’annonces dans sa base de données tous les jours.

      Indeed, Monster, les SSII et Pôle-emploi ne révèlent pas l’état actuel du besoin dans les services informatiques. Et les sociétés de portages se frottent les mains, car tant que le besoin ne sera pas comblé, les prestataires foisonnerons.

      Répondre
  26. Melanie

    Bonjour,

    Bon j’arrive un peu en retard. Mais je ne pouvais pas vous laisser dire tout ça sans rien dire.
    En effet, des développeurs compétents se comptent sur les doigts d’une main.
    Je suis aussi développeuse et je ne pense pas honnêtement faire partie de ce genre de développeurs.. Pourquoi ? Je pense avoir le cerveau pour. Mais je n’ai plus la motivation. Je suis devenue feignante. Les technos changent tous les ans. On a aucun temps pour se former au boulot (quand on demande une formation c’est pire). Ok je pourrais lire des livres etc hors de mon temps de travail. Mais j’ai une vie à côté et le code c’est pas ma passion, c’est mon boulot.
    Je pense avoir toujours fait un bon boulot, je me suis appliquée, j’ai rarement eu de gros bugs, ni de ramage intempestif. Mais j’ai bien dit je pense, car étant livré à vous même, à essayer d’expliquer à votre boss pendant des heures qu’il faut du temps pour obtenir un travail correct et une application sans bug. Qu’en même temps vous apprenez le boulot de vos clients car ils comprennent pas le leur. Qu’en même temps, vous êtes DBA (vous faîtes ce que vous pouvez), créez la BDD etc etc. J’avoue qu »après tout cela, j’ai pas l »énergie pour me former. Et de plus trouver quelqu’un qui vous explique correctement les choses c’est pas possible. On change de projets toutes les 5 minutes. Et puis bien entendu le dev sait tout faire : l’imprimante, la gestion du réseau etc..(alors que je suis nulle en admin réseau, je suis juste logique).
    Merci de ne pas oublier tous les dev qui bossent dans des tites boites, qui n’ont pas eu la chance de croiser un super senior qui connait tout bien.. Moi j’ai perdu la foi.

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    1. pouipoui

      Je tombe un peu tard également sur ce post, mais permettez moi de vous apporter tout mon soutien, car je suis également dans ce cas là.
      Lorsqu’on me demande ce que je fait comme métier, je répond à la base « développeur », mais en réalité je suis « sécrétaire-commercialo-développeur-logisticien-après-vente-pigiste ». J’explique, je suis dans une boite de base BTP, et une branche télécommunication, mais personne ne s’intéresse à l’informatique sauf pour l’utilisation. De ce fait je suis seul à développer(développement, design, référencement, intégration,etc..), mais en plus de ça, on me demande de répondre au téléphone pour prendre les appels du service après vente « téléphonie », je doit également faire en sorte de vendre moi même certain produits informatique qui ont été créé avant que j’arrive, mais notre branche a également un site de vente en ligne, et donc il faut que je m’occupe moi même des ventes et du déroulement des commandes de celui ci, et j’ajoute pigiste, car en plus de cela je dois également m’occuper du journal de la société. Je passe également tout les appels lorsqu’on me dit « vient voir ça marche pas »….
      Bref, je suis seul développeur de la branche télécommunication, et j’ai parfois eu l’envie de tout quitter et de changer de métier. Car bien évidemment lorsqu’on me demande quelque chose, je fait tout le travail de base pour un bon développement, et quand je suis arrivé à un stade presque final, on vient me voir avec deux fois plus d’informations qui remettent en cause directement la base de donnée, donc obligé de tout reprendre…
      Bref moi aussi j’aurais aimé avoir un « senior » qui puisse me former et me faire prendre les bonnes habitudes…

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  27. Anonyme

    Travailler dans des petites entreprises techniques peux être un plus, après c’est des cas spéciaux.

    C’est le mien d’ailleurs, je travail dans une petite boite d’infogérance, je suis mon propre chef-dev sur un projet très intéressant.

    Je me sens et je suis pour la boite très investi pour le projet, je ne fais pas que « pisser du code », j’interagit avec le reste de l’équipe, en proposant des solutions par rapport à leurs besoins, un peu comme un chef de projet. C’est très gratifiant et important ! 🙂

    De plus, je travail avec des personnes du domaine de l’informatique (adminsys), qui connaissent un minimum le travail d’un dev, les contraintes, et les risques, ce qui donne un plus grand sentiment de confiance…

    Article interessant en tout cas ! 😉

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  28. Pierre-Yves Lejeune

    On pourrait aussi voir les choses d’une autre façon, je dit que toute les personne qui descende en flèche ce métier et qui insulte les développeur de « petites mains » sont des personnes frustrer de ne pas avoir l’intelligence d’un développeur .
    Les grands projets sur le net qui génère des millions d’euro n’ont pas été réalisé par des gérants ou des managers non non … Mais bien par des développeurs.
    Marc Z est un développeurs et ça fonctionne il développe toujours

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  29. Pierre-Yves Lejeune

    Encore une petite question, si un développeur soit disant incompétent gagne entre 35K€ – 40K€ , à combien estimez vous le salaire d’un développeur compétent ? le double ?
    Si vous répondez à cette question et que vous êtes chef de projet dites vous : « combien de temps vais-je gagner (sur le long terme) avec un développeur compétent ? 3 fois plus de temps ? » donc 3 fois plus de salaire ?

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  30. Bernard

    Je « tombe » sur ce papier avec 2 ans de retard, mais cela ne va pas m’empêcher de commenter…

    Pour reprendre une phrase célèbre, on a les programmeurs qu’on mérite…Et une autre phrase célèbre: ce qui est rare est cher….

    Les salaires de programmeurs en France sont de 30 à 50% inférieurs à ce qu’il sont en Grande Bretagne, Allemagne, Suisse et Etats-Unis. Pourquoi?

    Parce qu’en France, la mentalité du diplôme et du gagne petit envahit tout. Parce qu’en France, on n’a pas encore compris qu’un diplôme n’est la preuve que de la capacité à passer des examens, pas la preuve de la capacité à effectuer un travail personnel, de s’adapter, de capacité de synthèse et de veille technologique. Dans cette longue dithyrambe sur l’incompétence des développeurs, je ne vois rien qui me fasse penser que l’auteur soit différent des autres managers/chefs de projets. Pour me prouver que j’ai tort, contactez-moi: j’ai 62 ans et toutes mes dents, suit de très près l’évolution technologique, est suis parfaitement équipé pour fonctionner en télé-travail.

    Mais je sais parfaitement qu’on préfère généralement un jeune diplômé qui n’a pas appris la seul chose utile: apprendre à apprendre, et que le télé-travail est hors de question, un non sens que je ne m’explique que par la volonté de contrôle hiérarchique faisant fi des outils modernes. Les bons programmeurs existent, et il y en a même beaucoup. Encore faut-il savoir où et comment regarder.

    Bernard
    http://www.bgsoftfactory.fr

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  31. Val

    Je pense effectivement qu’ils sont incompétents et que ce sont des menteurs et souhaitent être bien payé. J’ai mis ma starup en liquidation par ma faute car mauvais recrutement deux soit disant développeurs qui font des applications qui ne fonctionnent jamais et en plus ils se barrent avec les codes sources. Je suis mécontente car nous n’avons pas du tout en France des développeurs compétents et soucieux d’un travail bien fait pour le client. Ils ont la tête derrière leur écran un points c’est tout il y’a très peux d’ingénieurs compétents lorsqu’ils le sont ils se cassent à l’étranger !!!!

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  32. Reader

    Voici quelque chose qui remet la balance à niveau pour ceux qui exigent et ceux qui font. Certains lobby du recrutement Informatique ne dit pas comment un petit cercle de prestations entre service se fait et mets beaucoup plus de gens dans la panade qui sont motivés, mais barrés sur leurs évolution.

    Le but de développer un site ou un logiciel, n’est pas forcément d’être un pro du Word et de Visio pour dessiner des relations de classes et d’interfaces, mais d’avoir les bases nécessaire en POO pour utiliser des librairies de code ou des fonctions natives de Windows (Fonctions hardware comme Bitblt() pour dessiner) et créer une architecture fonctionnelle et évolutive. Dans tous les cas l’Ingénieur ou Développeur est obligé de se servir de fonctions qu’il n’a pas créé, ce sont des fonctions systèmes, ensuite par dessus il monte des classes et des interfaces, des évènements, une couche persistante à la base de données et le tour est joué.

    Après pour ceux qui touche à du code et que ça ne marche pas là et ça marchait avant, il y a toujours deux raisons, la première, ça marchait quand l’auteur était là ou après …

    Dans tous les cas, c’est surtout ce que le client veut, ha oui, faut-il reprendre le code à zéro ou continuer ? A cause du Lobby de prestation, le patron étant une banane en informatique pense qu’il faut payer la SSII de prestation et par curiosité prends à part ses développeurs pour avoir une estimation de projets.

    Un bon site à visiter et j’espères que cela pourra vous aider beaucoup dans votre quête de l’envie de créer des projets et l’attente de créer quelque chose de bien comme projet. En gardant un oeil sur le Lobby.

    http://blog.howtommy.net/?d=2012/05/23/08/30/00-le-recrutement-a-la-francaise

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  33. Patrick Tournay

    Je reprends quelques idées d’abord.
    « If you pay peanuts, you get monkeys »
    La gestion de projets informatique est nulle
    Les recruteurs sont eux mêmes incompétents
    Un mauvais développeur deviens un mauvais chef de projet
    Et j’ajoute
    En France, pour être mieux payé, il faut atteindre son seuil d’incompétence et changer le métier pour lequel on est bon en adopter un autre. Je me suis battu des années en SSII pour faire reconnaître qu’il valait mieux me payer plus en me laissant réaliser des projets que de me mettre chef d’agence ou chef de projets.
    J’abhorre les offres d’emploi qui proposent un poste de Consultant à des jeunes diplômes.
    Enfin, pour avoir de bon développeurs, il faut de bonnes formations. Et tous les stagiaires, les jeunes diplômés ou les étudiants en alternance que j’ai vu ou recruté m’ont convaincu d’une chose : les profs ne connaissent pas l’informatique et ceux qui la connaissent ne savent pas enseigner.
    Un exemple, aujourd’hui on sort des profils développeurs qui bossent sur des applis orientées services qui ne savent ni ce qui se passe dans un réseau ni ce qu’est kerberos et qui croient que LDAP est un protocole d’authentification !
    En bref je suis d’accord sur tout et sur la nécessité de former en interne. J’estime à 30% du temps le budget à accorder à la formation interne.

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  34. geo

    Pourquoi le développeur veut devenir chef de projet ? Parce que sinon, il semblerait qu’il ait raté ta vie. Il y a une pyramide hiérarchique. Et le developpeur est en bas. Alors, même si il est bon, même si il a de l’expérience, même si il est passionné, même s’il maïtrise la POO, même si il sait prendre du recul sur les techno, il a quelqu’un d’incompétent au dessus qui lui dit : « Écoute, ton avis, je m’en branle, et ton augmentation de salaire, laisse moi rire ! à quoi tu t’attends, tu n’est QUE développeur, un pisseur de code ! Si tu veux plus de considération, il va falloir devenir chef de projet, mais pas ici puisque c’est moi. » Aux Etats Unis, il serait sans doute mieux payé et écouté que son manager. Mais il est en France, alors le dev se dit qu’il fera, au pire, un aussi mauvais travail que son propre chef, mais au moins, il aura de l’avancement et un peu de considération. D’ailleurs, il n’aura ainsi plus honte devant ses anciens collègues de promo qui sont tous chefs de projet depuis longtemps.

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  35. geo

    Le tout en devant : « expliquer pourquoi une fonctionnalité qui marchait correctement auparavant ne fonctionne plus à cause d’une modification qui n’a (en apparence) aucun rapport avec celle-ci » qui pourrait être traduit par « ah bravo tu es tellement mauvais que quand tu touches une partie de l’application, tu en casses une autre“

    Vous devriez remettre profondément en question votre connaissance du développement et eviter la condescendance dont vous faites preuve. Dans un projet, le code est factorisé dans des fonctions qui sont utilisées dans les differents modules. Ainsi, en travaillant sur un module et en modifiant une fonction existante, on peut avoir des effets de bord ailleurs.
    Par ailleurs, ce qui arrive régulièrement, c’est qu’en corrigeant un bug, d’autres apparaissent car l’application fonctionnait jusqu’alors « grâce » ou malgré le bug qui était contourné. Une fois le bug enlevé le contournement fait planter l’appli.

    Je ne sais pas si c’est clair. Non, car c’est, comme vous le dites, très complexe.

    Par ailleurs vous ne parlez pas de l’absence de moyens de tests/validation, ni le problème de turnover qui fait que l’on doit reprendre du code déjà mal écrit au départ.

    C’est un métier extrêmement difficile et frustrant, dans lequel un caractère mal placé est fatal, les critiques quotidiennes et les encouragements inexistants.

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    1. geo

      Je n’avais pas compris que vous etiez dev (du moins en partie) j n’avais pas compris l’ironie de la phrase. C’en est n’est-ce pas?

      Répondre
  36. Cuncta

    Hello,

    Je rejoins Geo sur le ton de l’article. Cela est peut-être volontaire à des fins de dénonciations… mais certains termes devraient, malgré tout, ne pas être utiliser. Mais passons, car j’ai surtout envie d’exprimer mon point de vue sur le sujet (même après des annnnnnéééés de retard). L’auteur de ce blog verra bien la notification du commentaire dans son jolie backoffice 😉

    Personnellement, je ne me considère pas comme un très bon développeur (pour cause, je suis dans le métier depuis seulement trois ans). Par contre, j’ai touché à pas mal d’autres métiers de l’informatique : tech réseau, admin sys, tech support et quelques autres postes un peu bizarre.

    Ce qui me frappe le plus en tant que développeur, c’est que j’observe une continuité de projets permanentes, qui parfois, ne laissera pas le temps au cerveau d’assimiler l’expérience que la personne vient de vivre durant le projet. Je n’ai pas non plus fait toutes les entreprises du monde et sans doute pas les plus exemplaires, ni les plus détestables ; je ne dirai donc pas que mon avis prévaut sur la réalité. Néanmoins, selon mon expérience, je trouve que les temps de veilles ne sont pas assez pris en compte en entreprise. Il arrive que le développeur enchaîne inlassablement les projets (avec un nombre de tâches impressionnantes à gérer dans une journée) durant des périodes qui peuvent durer plus de 6 mois. Ahhh, c’est donc ça un « pisseur de code » ?? CQFD.

    [aparté : d’ailleurs, par pitié, cessez d’utiliser ce terme très rabaissant et humiliant pour n’importe quel être humain. Qui aimerait être qualifié ainsi ? Certainement pas moi, alors j’imagine que je ne devrais pas être le seul.]

    Mais pour en revenir au sujet, comment espérer qu’un élément sur-sollicité puisse travailler chez lui pour effectuer sa veille (entendons bien « sur son temps libre ») ? Le développeur peut également avoir une famille (femme, enfant(s), chiens, chats, bref tout ce qui caractérise une famille occidentale telle que nous la connaissons) et ce n’est sans doute pas une machine (même si on le (ou la) paye pour dialoguer avec des machines). On peut également imaginer que le développeur mange, et que par conséquent, lui aussi a des courses à faire, doit se préparer à manger, se laver, dormir (et beaucoup d’ailleurs). Alors, moi, je dis non. Un développeur n’a pas a sacrifier son existence pour sa passion surtout s’il n’est pas transcendé par le projet sur lequel il travaille (je n’aborderai pas plus ce sujet qui mériterait un autre type de réflexion qui s’éloignerait du sujet abordé ici). Surtout si nous prenons en compte le fait que le cerveau ne sera pas productif sur de longues journées (et encore moins le soir après une journée intense). Pour ceux qui n’ont pas la moindre idée de ce dont nous parlons ici, je vous invite à vous documenter sur le sujet. Cela rend plus intelligent et plus autonome 🙂

    Bien entendu, je prends en compte les problématiques des entrepreneurs, patrons (vous pouvez les appeler comme vous voulez) qui doivent faire vivre leur entreprise pour faire vivre leurs salariés (oui, je vis dans un monde utopique). Mais ce n’est pas pour autant que je laisserai des êtres humains qualifier d’autres êtres humains d’incompétents. On est tous compétents comparé aux autres mammifères (quoique… des fois c’est à se demander…), d’une manière ou d’une autre. Le problème réside seulement dans le fait que nous n’abordons pas le problème sous le bon angle (en général). Je conclurai donc pas ceci : un développeur n’est pas fondamentalement mauvais, mais la société fabrique les mauvais développeurs (c’est également valable pour d’autres métiers d’ailleurs).

    Je laisserai méditer les intéressés sur le sujet 😉

    Quoi qu’il en soit, le métier est tout de même très intéressant, bien que très prenant. Lorsque les entreprises et leurs clients l’auront compris et accepteront de vendre/acheter une application ou un site web à sa juste valeur, alors je suis quasiment persuadé que bons nombres de développeurs retrouveront leur goût au travail et redeviendront par conséquent … plus performants, plus compétents, plus passionnés et voire même pour certains redevenir heureux et satisfait de leur travail. Encore faut-il que certains ne se servent pas allégrement pour le profit, mais laisse bien réellement du temps au développeur de faire son travail.

    (Comment ça le sujet ne s’applique pas qu’aux développeurs ? o_0)

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