Archives de catégorie : Cloud

Docker : Quels scénarios pour un éditeur de logiciels ?

Docker n’est pas réservé aux startups qui développent des applications Linux basées sur des micro-services, et scalables afin de supporter des millions d’utilisateurs à travers le monde !

En effet, si vous travaillez pour un éditeur de logiciels qui a une offre logicielle datant de plusieurs années, par exemple une bonne vieille application ASP.net et donc sous Windows, vous devriez jeter un petit coup d’oeil sur la nouvelle gestion des conteneurs proposée par Windows Server 2016 afin de voir si cette nouvelle technique vous permet de simplifier vos déploiements.

Voici quelques exemples de de scénarios pour lesquels vous pourriez utiliser Docker sous Windows :

  • Gestion de vos environnements de tests, pre-prod, prod simplifiée, plus légère et plus souple qu’avec des VM
  • Blue-Green deployment et rollback de déploiement en activant/désactivant des conteneurs de manière automatisé voire automatique
  • Le saint-graal : un déploiement simplifié, et surtout uniforme entre vos clients hébergés en SaaS et vos clients On-premise. Vous souhaitez réduire de manière drastique vos temps d’installations de vos solutions (dépendances du type SQL Server, Reporting Services, et autres inclues !!), installer de la même manière vos clients hébergés sur vos serveurs et ceux qui souhaitent héberger eux-même vos applications, et gérer les mises à jour de manière uniforme.
  • Proposer une réversibilité simple pour vos clients SaaS souhaitant passer On-Premise et vice-versa

Vous êtes intéressés par une de ces possibilités ? N’hésitez pas à regarder sérieusement Docker afin de voir si cela peut répondre à vos besoins.

En savoir plus sur Docker sous Windows sur ce blog :

Quoi de neuf dans Windows Server 2016 pour les développeurs ?

L’essentiel sur Docker et les conteneurs Windows

L’essentiel de Docker : Débuter par la pratique

Meetup .net Toulouse Episode 2, DevOps avec Docker sous Windows

Visual Studio 2017 et Docker : de réelles avancées !

Visual Studio 2017 et Docker : de réelles avancées !

Les Visual Studio Tools for Docker sont disponibles depuis plusieurs mois maintenant en version Preview.

Cette extension à Visual Studio 2015 propose un scénario Dév. en permettant d’automatiquement déployer et débugger une application au sein d’un conteneur.

Il est ainsi possible d’automatiquement créer une image, de déployer l’application en cours dans cette image, de lancer un conteneur basé sur cette image, de débugguer l’application ainsi déployée, et propose une expérience ‘’Edit & Refresh” qui permet de ne pas créer une image à chaque modification de code.

Seul problème : cette extension supporte seulement les applications ASP.net Core et déployées dans des conteneurs Linux uniquement !

Très bonne nouvelle : la RC de Visual Studio 2017 propose une intégration d’une nouvelle version des Visual Studio Tools for Docker bien plus évoluée que celle disponible pour Visual Studio 2015 !

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Au programme : Support des applications ASP.net Webforms et ASP.net MVC, et donc support des conteneurs Windows ! Le déploiement et le débogage d’applications .net “non Core” sont ainsi enfin supportés !

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Le fichier dockerfile créé par l’extension est des plus simple :

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Et Visual Studio affiche de manière très transparente les différentes étapes de déploiement :

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Et une fois déployée et démarrée, Visual Studio ouvrira votre navigateur sur l’adresse IP du conteneur créé et démarré et non comme habituellement sur votre localhost :

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Autre grosse nouveauté de cette nouvelle version, il est également possible de débugger une application déployée au sein de plusieurs conteneurs !

Si votre application est composée de différents services hébergés au sein différents conteneurs, vous n’aurez pas de problème pour débugger l’ensemble de votre solution !

Vous l’aurez donc compris, si vous souhaitez développer avec des conteneurs Windows, téléchargez Visual Studio 2017 RC pour découvrir tout cela !

Meetup .net Toulouse Episode 2, DevOps avec Docker sous Windows

 

Le 2ème meetup .net de Toulouse a eu lieu hier soir avec comme thème : Mise en place d’une approche DevOps avec Docker sous Windows.

Malgré la pluie battante (nous n’avons pas l’habitude de cela à Toulouse Clignement d'œil), une 40 aine de participants sont venus découvrir les nouvelles fonctionnalités de conteneurisation proposées par Windows Server 2016.

Nous avons ainsu pu avoir un retour d’expérience sur la mise en place d’une démarche DevOps, et rentrer plus en détail dans la technique en découvrant le déploiement d’applications .net “classique” de type ASP.net webforms  ou ASP.net MVC sous Windows, et l’intégration possible au sein de VSTS.

Cx0JxOlW8AA8a_8Photo de Stéphane Raggazi

Vous trouverez les slides de ma présentation sur slideshare :

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Vous n’étiez pas là et vous souhaitez nous rejoindre pour les prochains meetups ?

Rien de plus simple, rejoignez-nous dans le groupe (plus de 130 membres actuellement !), et inscrivez-vous pour les meetups dont les sujets vous plaisent !

A très bientôt pour un prochain meetup !

L’essentiel de Docker : Débuter par la pratique

Nous avons précédemment vu les concepts essentiels pour comprendre la conteneurisation, le fonctionnement de docker, et les différents niveaux d’isolation proposés par Windows Server 2016.

Passons à présent à la pratique afin de voir comment effectuer un tout premier déploiement.

Installation de Docker

Docker pour Windows peut être installé sur un poste développeur à partir de Windows 10 Anniversary Update (attention, en mode d’isolation Hyper-V uniquement) ou alors sur Windows Server 2016.

Je ne vais ici pas décrire cette étape d’installation très simple mais vous rediriger vers la documentation officielle de Docker : https://docs.docker.com/docker-for-windows/

Première étape : La récupération d’une image

Microsoft propose deux images de base des deux éditions de Windows qui supporte le fait d’être contenu dans un conteneur : l’édition Server Core, et l’édition Nano Server.

Ces deux images sont disponibles sur le hub de docker qui réunit un grand nombre d’images Docker mises à disposition par différents éditeurs :

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Dans le cas de Microsoft, vous pouvez trouver l’ensemble de ses images à cette adresse : https://hub.docker.com/u/microsoft/

Vous pouvez y trouver les fameuses images de bases pour chacun de ces deux OS :

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Pour récupérer une de ces deux images, c’est simple, si vous êtes sur Windows 10, prêtez bien attention à switcher sur la gestion des conteneurs Windows, et non des conteneurs Linux en utilisant le menu contextuel :

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Une fois ce changement fait, vous pouvez lancer Powershell afin de lancer la commande suivante :

docker pull microsoft/windowsservercore

pour l’image de base de l’édition concernée, et microsoft/nanoserver pour l’autre édition.

Cette commande va télécharger l’ensemble des couches de cette image qui n’ont pas déjà été téléchargé.

Une fois téléchargées, vous pouvez constater que celles-ci sont disponibles via la commande  :

docker images

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Vous pouvez à présent créer un container basé sur ces images, et lancer ces containers, mais cela n’a que peu d’intérêt puisque vous disposez uniquement d’un Windows “nu” sans votre application.

Voyons donc à présent comment créer une image Docker contenant une application ASP.net WebForms ou MVC.

2ème étape : Création d’une image et déploiement simple d’une application ASP.net

La création d’une image Docker se fait grâce à un fichier Dockerfile. Ce fichier vous permet d’exécuter différentes commandes qui vont toutes ajouter une couche à votre image.

La première étape va donc être d’indiquer l’image de base de votre image. Et il est important ici de bien comprendre que vous avez l’embarras du choix ! Vous pouvez en effet utiliser une image d’OS nue (dans notre cas impérativement microsoft/windowsservercore qui est la seule édition à supporter le framework .net) et installer toutes les dépendances nécessaires (IIS, le framework .net, etc.) via toute une série de commande dans votre Dockerfile, ou alors utiliser une image prête à l’emploi ayant déjà votre framework et l’essentiel de vos dépendances déjà installées.

Ainsi le plus simple pour déployer une application ASP.net, est d’utiliser l’image microsoft/aspnet qui est une image qui étend l’image microsoft/windowsservercore et ayant déjà IIS et le framework .net d’installé, et ASP.net correctement configuré !

Pour récupérer cette image vous connaissez déjà la procédure (cette étape est facultative car l’image sera téléchargée lors de la construction de l’image si absente) :

docker pull microsoft/aspnet

Attardons nous à présent à la création de notre fichier Dockerfile :

# The `FROM` instruction specifies the base image. You are
# extending the `microsoft/aspnet` image.

FROM microsoft/aspnet

# Next, this Dockerfile creates a directory for your application
RUN mkdir C:\Demo

# configure the new site in IIS.
RUN powershell -NoProfile -Command \
Import-module IISAdministration; \
New-IISSite -Name « ASPNET » -PhysicalPath C:\Demo -BindingInformation « *:8000: »

# This instruction tells the container to listen on port 8000.
EXPOSE 8000

# The final instruction copies the site you published earlier into the container.
ADD . /demo

Comme vous pouvez le voir, la première instruction du Dockerfile permet d’indiquer l’image de base que l’on souhaite étendre, puis nous créons le site dans IIS qui hébergera notre application, ouvrons le port 8000 sur le conteneur, et copions l’ensemble des fichiers de notre application web, dans un dossier auparavant créé.

L’application web correspond dans notre cas à l’application par défaut créé par Visual Studio lors de la création d’un projet ASP.net Webforms, et nous pouvons inclure le fichier Dockerfile dans le dossier de cette application si nous le souhaitons.

Il suffit donc de 5 instructions dans le Dockerfile pour créer notre image avec l’application déployée.

Maintenant que nous avons notre Dockerfile, passons à la création de notre image contenant notre application déployée :

docker build –t demo .

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les arguments –t demo permettent de définir un tag pour notre image, et le . permet de spécifier le répertoire courant comme répertoire de travail.

Et si vous listez de nouveau vos images, vous pourrez découvrir un nouveau venu :

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Créer un conteneur pour exécuter notre application

Nous avons votre image avec notre application déployée,  exécutons maintenant notre application !

Pour cela, rien de plus simple :

docker run –name demo –d –p 8000:8000 demo

La commande permet de lancer un container en exposant le port 8000 du conteneur sur le port 8000 de l’hôte.

Vous pouvez donc accéder à présent à votre site web hébergé dans votre conteneur en accédant directement au port 8000 de votre machine hôte.

Note : Windows ne permet pas d’y accéder directement via le localhost de la machine hôte, vous pouvez donc effectuer un test de fonctionnement en accédant directement au port 8000 du conteneur. Pour cela, déterminez l’adresse IP du conteneur avec la commande suivante :

docker inspect –format= »{{.NetworkSettings.Networks.nat.IPAddress}} » demo

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RDV prochainement afin de rentrer un petit plus dans le détail !

L’essentiel sur Docker et les conteneurs Windows

Le support de Docker est une des principales nouveautés de Windows Server 2016, et maintenant qu’il est possible de conteneuriser nos bonnes vieilles applications ASP.net ainsi que toutes les nouvelles sous .net Core, je vous propose un petit tour de toutes les notions essentielles pour comprendre Docker et les conteneurs Windows.

windows-10-docker

Afin de ne pas se laisser distancer par Linux sur le marché des serveurs, Microsoft a conclu un partenariat avec Docker, leader de la conteneurisation sous Linux, afin d’implémenter la même possibilité sous Windows. 2 ans de développement en commun plus tard, nous pouvons enfin profiter de ceci afin d’héberger nos applications On-Premise, en IaaS, ou via services cloud d’hébergement de conteneurs.

Les conteneurs

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On compare souvent les conteneurs à de la virtualisation d’OS. Ainsi au lieu de virtualiser tout le matériel d’une machine (CPU, RAM, Disques, carte réseau, etc.),  un conteneur permet de faire fonctionner une application au sein d’un environnement isolé où la couche hardware utilisée correspond à celle de la machine hôte du conteneur, mais également où le kernel de la machine hôte est partagé par tous les conteneurs en cours d’exécution.

L’idée est de proposer un environnement d’exécution isolé sans payer le coût lié à l’hébergement d’une VM, et ainsi  de parvenir à héberger un nombre beaucoup plus important d’applicatifs isolés au sein d’une machine hôte.

Les containers permettent également d’avoir une grande souplesse au sujet du type de déploiement que pouvez effectué. Déployer votre application sur un serveur physique, dans une VM, ou encore sur le Cloud se fait de manière extrêmement simple puisqu’il vous suffit de déployer votre conteneur où vous le souhaitez pour avoir une application fonctionnelle, sans réinstallation logicielle, ni paramétrage.

Différents niveaux d’isolations sont proposés sous Windows Server 2016.

Les conteneurs Windows

Avec ce niveau d’isolation, chaque conteneur partage le kernel de la machine hôte. Ainsi, il est uniquement possible de faire fonctionner des conteneurs Windows au sein d’un serveur fonctionnant lui-même sous Windows, et ayant la même version de kernel.

Les conteneurs Hyper-V

Un niveau d’isolation supplémentaire est possible grâce aux conteneurs Hyper-V. Les conteneurs Hyper-V nécessitent un hyperviseur Hyper-V, Une petite VM est automatiquement créé et démarrée lorsque vous souhaitez démarrer votre conteneur.

Le kernel n’est donc plus partagée entre conteneurs, mais reste propre à chaque conteneur.

Autre avantage, vous pouvez faire fonctionner un conteneur Linux sous Windows grâce à ce niveau d’isolation.

Les images Docker

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Les conteneurs sont basés sur des images qui contiennent :

  • Une image de l’OS souhaité. Même si le conteneur partage le même kernel que la machine hôte, on s’assure ainsi d’utiliser une image “propre” indépendante de la machine hôte, et non polluée par les différents drivers et logiciel du constructeur de votre serveur
  • Le ou les frameworks applicatifs souhaités
  • Et bien évidemment votre application !

Les images sont construites grâce à un fichier Dockerfile qui permet de définir l’image de base utilisée, et qui permet d’exécuter différentes commandes pour installer votre application et ses dépendances, et effectuer différents paramétrages.

Les couches

Cela signifie-t-il qu’en plus de mon application web (par exemple packagée via un package webdeploy) je dois en plus uploader et télécharger toute une image de Windows ?

Au lieu d’avoir une application de 50Mo, je me donc retrouve avec une image de plusieurs Go ?

Oui, et non (et même surtout non). Il est certes nécessaire de packager l’application au sein d’une image Docker qui contient l’image de l’OS et qui pèse donc au total assez lourd, mais il n’est pas pourtant nécessaire de télécharger l’intégralité de tout cela pour déployer une application.

Les images Docker reposent en effet sur un principe de couches, chaque instruction d’un fichier dockerfile créé en effet une couche au dessus des modifications déjà effectuées.

docker-layers

Lorsque l’on souhaite récupérer une image, Docker va donc récupérer celle-ci, couche par couche en commençant par l’image de base de l’OS. Et bien évidemment si la ou les couches sous-jacentes à la dernière couche de votre image sont déjà disponibles sur votre ordinateur, Docker ne les récupèrera pas de nouveau.

Ainsi si vous avez différentes images basées sur l’image microsoft/windowservercore, vous n’aurez pas à récupérer les 4Go de celle-ci à chaque fois, vous récupèrerez uniquement les couches qui ne sont pas encore disponible sur la machine hôte.

Les images de base

D’un point de vue OS, Microsoft propose deux images de base de Windows Server, une pour Windows Server Core qui pèse 4 Go en compressé, et une autre pour la nouvelle version “ultra-light” de Windows nommée Windows Nano Server. Celle-ci pèse 300Mo compressée.

Windows Nano Server correspond à un important travail de refactoring de Windows et de suppression de différents services considérés comme étant inutiles pour ce type de serveur.

Vous pouvez apprécier avec le schéma ci-dessous le résultat de cet effort de réduction :

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25 fois plus petit qu’un Windows Server classique,  et avec une image Docker 10 fois plus petite que Windows Server Core, Windows Nano Server est l’édition indispensable pour bénéficier d’une empreinte la plus petite possible.

Ces deux images sont disponibles comme beaucoup d’autres images sur le hub de docker. Docker Hub est une bibliothèque d’images Docker, les plus grandes sociétés et éditeurs mettent à disposition leurs images Docker directement sur ce service qui permet d’héberger des images publiques mais également privées.

Il est important de noter que des images de base contenant uniquement des OS sont disponibles mais également des images contenant des frameworks applicatifs déjà installés. Il n’est donc pas nécessaire de se baser sur une image “nue”, le plus simple est de partir sur l’image correspondant le plus à votre besoin.

Le choix entre Windows Server Core et Windows Nano Server va essentiellement se faire en fonction de l’applicatif que vous souhaitez conteneuriser. Les deux éditions sont effet loin d’être iso-fonctionnelles et vous devrez faire votre choix en fonction des dépendances de votre application.

Ainsi si vous souhaitez déployer une application ASP.net WebForms ou MVC et donc basée sur le framework .net classique, vous devrez impérativement utiliser Windows Server Core car le framework .net n’est pas supporté sur Nano Server.

A contrario, si vous déployez une application ASP.net Core, Windows Nano Server, plus léger sera probablement votre choix de prédilection.

D’un point de vue Licensing

D’un point de vue Licensing tout est décrit dans le tableau ci-dessous :

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Comme vous pouvez le voir, il est important de noter la limitation à deux conteneurs Hyper-V en édition standard alors que les conteneurs Windows sont eux, illimités.

Du côté du cloud

Côté cloud, que cela soit sur Microsoft Azure ou sur le cloud d’Amazon, il est pour le moment nécessaire de passer par des offres IaaS et donc d’avoir un host sous forme de VM pour héberger des conteneurs Windows. Les deux fournisseurs fournissent le même type d’image Windows Server 2016 with Containers qui proposent une instance de Windows Server 2016 avec les fonctionnalités de conteneurisation déjà installées et fonctionnelles.

Les services d’hébergement de conteneurs ne peuvent héberger que des conteneurs Linux chez ces deux fournisseurs de cloud.

Une preview privée est en cours sur le service Azure Container Service, et Amazon à annoncé le support des conteneurs Windows d’ici la fin de l’année 2016.

Il va donc falloir patienter un petit peu pour profiter d’un service dédié probablement moins coûteux qu’un service d’IaaS.

 

Rendez-vous pour un prochain post sur Docker afin d’aborder le déploiement d’applications d’ASP.net par la pratique !

Quoi de neuf dans Windows Server 2016 pour les développeurs ?

Windows Server 2016 est disponible depuis le 12 Octobre en On-Premise mais également sur Microsoft Azure, depuis le 19 Octobre sur Amazon, et arrivera peut être un jour chez OVH 🙂

Il est donc temps de faire un point sur les nouveautés qui nous concernent en tant que développeurs.

IIS 10 et HTTP/2

Enfin ! Microsoft continuant de lier le cycle de vie de IIS aux versions de Windows Server, nous avons du attendre de (trop) longs mois afin de pouvoir profiter de HTTP/2 sur la plate-forme Microsoft. Les occasions de proposer de meilleures performances pour vos applications web sans faire aucun effort de développement sont rares, il faut en profiter !

Avantage le plus important, HTTP/2 permet de gérer les connexions TCP de manière beaucoup intelligente en permettant de multiplexer des requêtes HTTP. Cette évolution permet de réduire la latence que l’on ressent de manière importante en consultant certaines pages web puisqu’il permet d’effectuer x requêtes en parallèle, au lieu d’avoir des requêtes séquentielles où on attendait le résultat de la 1ere requête pour débuter la seconde :

Afficher l'image d'origine

Plus de 80% des navigateurs utilisés en France sont compatibles avec HTTP/2 il est donc temps de pouvoir en faire bénéficier tous les utilisateurs de nos applications web.

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Sans même évoquer les autres nouveautés proposées par HTTP/2, cette nouvelle fonctionnalité de IIS 10 impose à mon avis à elle seule la mise à jour de vos serveurs vers Windows Server 2016.

Les Containeurs Windows et Hyper-V, Windows Nano Server

Illustration de la stratégie Cloud First, et suivant le succès de Docker dans le domaine de la conteneurisation d’applications sous Linux, Microsoft collabore avec Docker depuis 2 ans afin de proposer cette même solution sous Windows.

Il s’agit probablement là d’une des nouveautés les plus coûteuses en terme d’efforts et de développement pour cette nouvelle version de Windows Server. Microsoft a en effet dû une nouvelle fois faire un refactoring de Windows, mais également développer de nouvelles primitives afin de rendre possible techniquement cette conteneurisation.

Nous avons donc droit gratuitement à une intégration de Docker au sein de Windows Server 2016 avec deux niveaux d’isolations différents :

  • Les conteneurs Windows qui permettent d’avoir une virtualisation d’OS où le kernel de Windows est partagé entre la machine hôte et les conteneurs
  • Les conteneurs hyper-v qui permettent d’avoir une virtualisation de l’OS complète (kernel compris) sans la couche de virtualisation matérielle. Il est ainsi possible de faire tourner par exemple des conteneurs Linux en utilisant ce niveau d’isolation.

Et afin d’éviter d’avoir à gérer des images énormes comme ce que l’on pourrait avoir avec Windows Server Core qui était pourtant le Windows Light qui nous était proposé depuis 2008, une nouvelle édition Ultra Light de Windows est à présent disponible : Windows Nano Server.

Vous pouvez apprécier avec le schéma ci-dessous le résultat de cet effort de réduction :

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25 fois plus petit qu’un Windows Server classique,  et avec une image Docker 10 fois plus petite que Windows Server Core, Windows Nano Server est l’édition indispensable pour bénéficier d’une empreinte la plus petite possible.

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L’intégration de Docker permet de gérer les déploiements de nos applicatifs de manière totalement différente à ce que l’on pouvait faire jusqu’à présent, environnements strictement identiques, réversibilité (physique, vm, cloud) assurée et des plus simples grâce aux conteneurs, blue-green deployment simplifié, etc.

Je reviendrais sur ce sujet plus en détail sur ce blog, et si vous êtes près de Toulouse, je vous invite également à venir discuter de cela au prochain meetup .net de Toulouse !

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Non, Azure ne permet pas d’oublier l’infrastructure

Windows Azure permet aux développeurs de ne plus s’attarder aux détails liés à l’infrastructure

Cet argument est très souvent utilisé par Microsoft pour vendre Windows Azure et plus globalement le cloud computing et pourtant… il est faux !

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Windows Azure permet de “bénéficier” d’une solution “on-demand” où on n’est facturé que sur ce que l’on consomme.

Il est donc primordial de penser dès la conception à des “détails” sous peine d’avoir une facturation énorme.

Le cout d’exploitation doit être pensé dès la conception d’une application destinée à être hébergé sur Windows Azure.

Il faut en effet étudier repenser sa manière de stocker ses données et extraire ce qu’il est possible de retirer des bases SQL Server car utiliser les services de stockages de Windows Azure coute 2 ou 3 fois mois cher que du SQL Azure. Si vous n’avez pas réellement besoin des services relationnels il est donc préférable de stocker vos donnés en dehors de SQL Azure.

Idem d’un point de vue de la consommation réseau, le traffic entrant et sortant étant facturé, il faut dès la conception penser à réduire les communications avec votre applications hébergées sur Azure (via de la compression, de la mise en cache, etc.).

Une analyse du trafic réseau est de plus recommandé durant les phases de tests de l’application afin d’identifier les briques les plus couteuses et ainsi cibler les optimisations à effectuer pour réduire ces couts d’exploitation.

Cela fait beaucoup de choses à penser pour un sujet que l’on peut oublier non ?

La pub “Destination le Cloud” expliquée aux développeurs

Le développeur : “C’est n’importe quoi la
dernière pub TV sur le cloud avec Windows Live
, ils se sont gaufrés c’est pas
du cloud, ils auraient dû parler d’Azure !”

Euh… oui mais non, Windows Live c’est aussi du cloud ! Pas celui avec lequel tu vas
pouvoir jouer depuis Visual Studio mais cela reste du cloud.

En fait le Cloud Computing regroupe trois types de services : l’IaaS, le PaaS et le
SaaS.

  • L’Infrastructure as a Service (IaaS) est une offre où un provider te propose de gérer
    le hardware, le stockage, et le réseau à ta place. Si tu as besoin de machines (le
    plus souvent virtuelles) prêtes à l’emploi pour y placer l’OS de ton choix, le SGBD
    et les applis que tu souhaites tu peux te tourner vers ce type d’offre. Amazon et
    Ikoula propose différentes offres d’IaaS
  • Le Platform as a Service (PaaS) est l’offre qui va le plus t’intéresser puisque en
    plus des services IaaS tu as à ta disposition un OS, un runtime et un SGBD distribués.
    Si tu décides de créer des applis sur le cloud et les faire fonctionner sur 2 ou 10
    000 serveurs en même temps c’est vers ce type d’offre qu’il faut te tourner. Dans
    le monde Microsoft, cela s’appelle Windows Azure. Tu
    as un runtime, un sdk et des outils pour VS qui sont à ta disposition
    .
  • Le dernier type de service cloud c’est le Software as a Service (SaaS). Tu auras traduit
    tout seul comme un grand, ici tu ne gères rien du tout. Il n’y a rien à développer,
    tu utilises un soft déjà tout fait soit gratuitement soit sous forme d’abonnement.
    L’offre BPOS (Exchange Online, Sharepoint Online & cie) de Microsoft c’est du
    SaaS. L’offre Windows Live (Live Mail, SkyDrive et consors) c’est également du SaaS.
    En gros avec les dernières versions des softs clients Windows Live (Messenger, Photo
    Gallery, Movie Maker, etc.)tu peux directement partager tes fichiers avec tout le
    monde grâce aux services en ligne Windows Live.

    Donc oui, Windows Live c’est bien du cloud !

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Le développeur : “Ah oki, euh bah dans tous les cas elle est moisie cette
pub, si j’avais pas compris que Windows Live c’est bien du cloud, je pense qu’il y
aura peu de personnes qui le comprendra”.

C’est pas faux, mais je ne pense que l’essentiel n’est pas là. Ce que cherche à faire
Microsoft avec cette pub c’est de sensibiliser le grand public au terme “Cloud” même
si derrière, le grand public ne saura pas trop ce que cela veut dire dans un premier
temps. Le plus important est que le grand public associe le terme “Cloud” à “Windows
Live” et à “Microsoft”. MS investit tellement ‘d’argent autour du nuage qu’ils essaient
de sensibiliser tout le monde, les professionnels avec Windows Azure, et le grand
public avec Windows Live, pour se définir comme l’acteur majeur du cloud.

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Ikoula se lance sur le marché du Cloud

Ikoula se lance sur le marché du Cloud Computing avec une nouvelle offre disponible
depuis quelques jours. L’hébergeur
propose en effet des machines virtuelles (gérées par Hyper-V) pour seulement 1€ par
mois avec une facturation à la consommation.

Une offre Cloud mais pour quel type de services ?

Le terme Cloud Computing regroupe en effet différents types de services : L’Infrastructure as a Service
(IaaS), le Platform as a Service (PaaS), et enfin le Software as a Service (SaaS).
Votre niveau de responsabilité dépendant du type de service que vous souhaitez :

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Vous l’aurez compris l’offre d’Ikoula est une offre d’IaaS
Ikoula fournit les service de virtualisation, de gestion du stockage et de l’infrastructure
réseau. L’objectif principal est de payer uniquement ce
que l’on consomme au niveau de ces services.

Un concurrent de Windows Azure ?

L’offre de Windows Azure est bien plus riche que celle proposée par Ikoula. Windows
propose essentiellement des services de PaaS, le PaaS étant la stratégie la plus importante
sur laquelle Microsoft fait le plus d’efforts (techniques et marketing).

Il est en effet bien beau de pouvoir accéder à un ensemble de machines virtuelles
à la demande, mais encore faut-il être capable de pleinement exploiter ces ressources
via une couche applicative réellement élastique.

L’élasticité est en effet le principal problème de cette offre. Vous pouvez très bien
acheter des dizaines de VM prêtes à l’emploi (le cout d’1€ par mois étant négligeable)
mais quid du déploiement de vos applicatifs sur ces serveurs et de la répartition
de charges dynamique ? Contrairement à EC2 et Windows Azure, aucune API n’est disponible
pour prendre en charge ce type de service.

Il s’agit donc d’une première étape intéressante pour Ikoula mais qui est encore loin
de pouvoir concurrencer Amazon et Windows Azure contrairement à ce que l’on peut lire
dans la presse…

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Exemple de migration d’application web ASP.net vers Azure

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Le numéro de Juin du magazine Programmez ! est
disponible et j’ai le plaisir de vous indiquer qu’un de mes articles est présent au
sein de ce numéro. Avec cet article, je vous présente succinctement la migration d’une
application ASP.net vers Windows Azure que nous avons effectué dans le cadre d’un
de nos projets tournant sur Azure. Vous y verrez comment nous avons migré l’application
Open Source nopCommerce pour la rendre “Azurée”.

Plus d’infos dans le numéro de Juin du magazine
Programmez !

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